Nathalie Henry n’oubliera pas de sitôt le 27 avril 2013. Elle devenait, en l’espace d’un jour, la première femme à assumer les fonctions de Stable Manager/entraîneur de l’écurie Serge Henry et aussi la première à aller débattre sur l’objection qu’avait formulée Yashin Emamdee (Iwayini) à l’encontre de son coursier Alvaro.
Quand Turf Magazine l’avait rencontrée jeudi matin, Nathalie Henry n’a pas caché qu’elle était excitée et aussi animée de bien faire en l’absence de son père, parti à l’île de la Réunion pour participer à un tournoi de bridge.
Ce qu’on peut affirmer, c’est qu’avant son départ le doyen des entraîneurs avait bien “brief” Stéphane Ladjadj et sa fille au sujet des instructions et tactiques qui devaient être suivies.
En ce qui concerne la course de Alvaro, Nathalie Henry a tenu à souligner que Stéphane Ladjadj a bien suivi les instructions et que le Français est à créditer d’une très belle monte, et ce, après avoir survécu à une objection de Yashin Emamdee (Iwayini).
« Le film de la course démontra clairement que notre jockey avait redressé sa monture après que celle-ci eut versé à l’intérieur. C’est le cheval de l’écurie Maigrot, Iwayini, qui entra en contact avec Alvaro. Les commissaires ont eu raison de maintenir l’ordre d’arrivée.»
Ainsi, ce fut avec un “Yes” que Nathalie Henry accueillit la confirmation de la victoire d’Alvaro.
Du côté de Stéphane Ladjadj, c’étaient surtout les chances de Kentucky Sheik qui avaient été considérées. Mais le cheval termina avant-dernier à plus de 8 longueurs du vainqueur. Comme excuse, le jockey peut avancer le fait que le cheval se montra lent au départ et fut contraint à faire les extérieurs durant toute la course. Il se retrouva ainsi sans ressources dans l’emballage final où il fut quelque peu incommodé par Chestnut Moon qui  faiblissait devant lui.
L’écurie Serge Henry avait aussi une première chance dans la première course où avait été engagé Final Frontier. Ce dernier ne fut que l’ombre de lui-même et ne précéda que Space Man. En fait, il se retrouva à plus de 10L du vainqueur. Si, d’un côté, on pourrait avancer que Final Frontier n’a fait que confirmer qu’il n’est pas un modèle de régularité, il faudrait néanmoins concéder qu’il retourna à l’écurie avec une gêne.