Sans tambour ni trompette, l’écurie Serge Henry continue son petit bohomme de chemin. Cette formation a remporté sa onzième victoire de la saison avec Kumba-Ya qui s’est imposé avec une certaine autorité dans The Anglo-Mauritius Investment Managers Souvenir Trophy. Mal monté par le français Stéphane Ladjadj lors de ses deux précédentes sorties, le fils de Kahal a prouvé qu’il est plus percutant quand il est sagement piloté. « J’ai visionné ses deux dernières courses et je suis arrivé à la conclusion qu’il avait été très mal monté », a d’emblée lancé Rye Joorawon.  « C’est un cheval qui fait mieux de l’arrière vu qu’il possède un excellent coup de reins. Avec sa ligne extérieure, je n’ai pas eu d’autre choix que d’opter pour la course d’attente. Mon cheval étant un long striding horse, j’ai pris la décision de partir d’assez loin. Dans la ligne droite, il a maintenu son effort jusqu’au bout pour l’emporter. Je pense qu’il est un bon cheval pour la catégorie et il devrait encore faire parler de lui si les circonstances sont en sa faveur », a déclaré le jockey mauricien. Avec la victoire de Kumba-Ya, notre interlocuteur porte à deux son nombre de victoires depuis qu’il a repris la compétition il y a cinq semaines. « Ca fait certainement plaisir de remporter une autre victoire mais j’estime qu’il y a de la place pour faire mieux. Mais il faut se rendre à l’évidence que la compétition est très rude. Je compte rester en freelance et je pense qu’avec un peu plus de montes, je vais être en mesure d’améliorer mon score », a ajouté Joorawon.
A entendre Nathalie Henry, fille de l’entraîneur Serge Henry, la victoire de Kumba-Ya était quelque part attendue. « Nous craignions seulement sa mauvaise ligne », a-t-elle dit à chaud. « Mais Rye a suivi les instructions de mon père à la lettre qui étaient de garder le cheval à l’arrière-garde et ensuite de le monter à fond au finish. Ça fait 11 pour notre écurie et on se rapproche rapidement du record total de victoires de mon oncle Philippe. Je veux aussi remercier les propriétaires qui font toujours confiance à mon père », a –t-elle ajouté.
En sus de Kumba-Ya, l’écurie Serge Henry avait un silent hope avec Kentucky Sheik dans l’épreuve de clôture mais le fils de The Sheik ne fut jamais une menace pour ses adversaires sur un parcours sur lequel il s’aventurait pour la première fois. A l’arrivée il occupa une modeste sixième place à plus de 4L de l’impressionnant Dee Major.