Cette idée d’équilibre naturel que l’on retrouve aujourd’hui mentionnée dans les manifestations artistiques est loin d’être une notion figée. Si l’on examine les travaux de la plasticienne Nirveda Alleck et que l’on tente de suivre le chemin qu’elle a pris pour arriver à cette idée de nouvelle façon d’être à la nature, on s’aperçoit qu’il existe différents enjeux : écologique, économique, social. Nirveda Alleck a présenté des installations, vidéos, images 3D suivant le concept « Ephemeral coast ». « Edge effects, Mauritius », titre de l’exposition d’art contemporain qui s’est tenue dans l’enceinte de la Citadelle, regroupant les artistes Nirveda Alleck, Shiraz Bayjoo pour Maurice, Gemma Copp et Alex Duncan pour le Royaume-Uni et Diana Heise des États-Unis constitue une diverses approches, différentes formes de mediums, différentes analyses philosophiques, historiques de la disparition progressive du littoral sous l’effet du réchauffement climatique. Et une finale, la création d’imaginaires (chacun écrit son scénario) pour ne pas céder au fatalisme face à la question du déséquilibre naturel. Quand considère-t-on qu’il y a disparition d’équilibre, ou simplement changement ? A partir de quand jugera-t-on qu’il y a eu destruction, et non transformation, ou bien encore transition ? Sur quelle échelle, sur quelle durée ? Difficile de s’en sortir. Nirveda Alleck déclare qu’il est assez difficile de définir la rupture du concept équilibre. Chacun cherche sa voie (artiste, écolo, les politicien, etc.) selon sa vision, ses intérêts.