Pour cette première édition de l’exposition à l’initiative de la présidente de de l’île Maurice, Ameenah Gurib-Fakim, les artistes sélectionnés ont eu à trouver l’inspiration dans les jardins du Réduit sur le thème « du Bout du Monde » et d’utiliser autant que possible des matériaux naturels, les oeuvres devant être éphémères, nous dit-on. Cette exposition est accompagnée d’un catalogue. Mais, pour la petite histoire, le « Bout du Monde » renvoie à cet espace au fond des jardins du Réduit où deux rivières se croisent. 
« The Edge of the World » se présente comme une manifestation, réunion libre de forces agissantes sur le terrain de l’art contemporain aujourd’hui. Cette exposition nous enseigne que ces forces agissantes n`existent qu’à travers les artistes qui se veulent attentifs à la réalité et conscients de ce qu’ils veulent produire. A suivre donc, les actions de nos neuf artistes qui se veulent courageuses.
N’y aurait-il pas la comme le début d’un schisme dans le dispositif de l’art contemporain à Maurice avec ces expositions dans la nature, chacune dans un style différent. Neuf artistes incités à élargir la fonction de recherche de cet événement afin de représenter un vaste éventail de points de vue et de champs d’intérêt. Au-delà des oeuvres créées, ces artistes jouent un rôle de premier plan dans l’interrogation du thème donné, la facture visuelle et la mise en oeuvre de l’exposition. Des oeuvres éphémères, des objets trouvés, des souvenirs, des réflexions sur les symboles associés  au jardin (The Unknown Tree, ‘#1748240’, The Unknown, The Edge, Taking Flight…).
Les Jardins du Réduit proposent autant des liens entre objets, images, pistes, repères laissés par un Petit Poucet, réminiscences et fiction, tout en suggérant que les histoires personnelles sont une manière valable de comprendre et d’établir un rapport avec des oeuvres d’art en fusion avec la nature.