Les problèmes relatifs au taux d’échec aux examens du CPE ne sont pas aussi graves qu’on le croit, a soutenu hier le ministre de l’Éducation lors des débats budgétaires à l’Assemblée nationale. Vasant Bunwaree a également annoncé qu’il commenterait bientôt ces résultats à la presse. Selon lui, pour mieux comprendre le taux d’échec au CPE, il importe « de distinguer ceux qui réussissent la première fois et les redoublants ».
Une étude, dit le ministre, a été faite en vue de déterminer ce que deviennent les candidats qui ne réussissent pas leur CPE à leur première tentative. « Il y a peut-être 30 % qui ne réussissent pas à leur première tentative. Mais, le pourcentage de réussite parmi ces échecs s’élève à 85 % par la suite. Au terme de 7/8 ans, il y a environ 15 % d’échec », devait relever le ministre.
Vasant Bunwaree a par ailleurs souligné les difficultés des papiers d’examens. À titre d’exemple, il devait se référer au papier de compréhension d’anglais. « J’ai regardé les questionnaires des examens du CPE. Ce n’est pas facile… Une des questions n’était pas claire et pouvait poser problème. J’ai demandé à douze professionnels de mon ministère, dont le moins qualifié avait un School Certificate et le plus qualifié avait un MBA. Parmi, deux ont choisi A comme réponse, 5 B et 5 C ! Et puis, on vient dire que les élèves ne réussissent pas… Il faudra se pencher sur ce problème ». Cinq comités ont ainsi été mis sur pied en ce sens par le ministère de tutelle. Pour lui, « le but du CPE est de permettre de dire si oui ou non l’enfant a les possibilités de continuer au secondaire ».
S’agissant de l’éducation prévocationnelle, Vasant Bunwaree est d’avis qu’il serait préférable pour un enfant d’être admis dans un secondaire prévocationnel s’il échoue après deux tentatives et non pas de rester dans le primaire. Cela, tout en étant accompagné dans le prévocationnel pour qu’il repasse son CPE. D’autre part, la durée de la scolarité dans les collèges prévocationnels sera étendue pour combler le fossé qui existait jusqu’ici vu que les études prévocationnelles se terminent à 15 ans alors que l’âge légal pour travailler est de 16 ans. Des changements seront apportés également car « le prévocationnel, tel qu’il est maintenant, ne permet pas à l’enfant de s’améliorer académiquement et professionnellement ».