En marge du 40e anniversaire du Collège St Bartholomew’s, qui sera célébré mercredi, Dorine Chukowry, la rectrice, évoque l’engagement de cette institution à porter fièrement le flambeau d’une culture éducative. « Nous avons facilité l’insertion des élèves qui avaient des difficultés à réussir sur le plan académique, dit-elle. On met aussi beaucoup d’emphase sur le travail social, tout en encadrant des enfants dont les familles sont à faibles revenus. »
Le Collège St Bartholomew’s a été fondé par Manfred Bhujoharry et Bhujun en 1977, et ce après l’avènement de l’éducation gratuite. La scolarité étant alors accessible à tous, « il fallait trouver des “special schools” pour venir encadrer ceux qui ne pouvaient être admis dans des collèges très prisés », explique Dorine Chukowry, rectrice de l’établissement. Ainsi, le Collège St Bartholomew’s a accueilli lors de son ouverture 80 élèves de Form V et VI, et ce n’est qu’en 2000 que le collège, considéré comme une “normal school”,  a ouvert ses portes aux élèves de Form I à V. Le nom Bartholomew’s a, lui, été choisi en raison du fait que le collège a démarré ses activités rue Mère Barthélemy.
La mission du Collège St Bartholomew’s depuis 40 ans est de « cater for the late developpers ». Au fil des années, le collège s’est agrandi, accueillant de 80 à 200 étudiants… puis 400 jeunes sur recommandation d’ex-élèves et de parents ayant fréquenté cet établissement. « On a cette vocation d’aider les enfants issus de milieux défavorisés qui n’ont pu bénéficier d’une solide formation académique », indique la rectrice, qui relate que quelques-uns de ces jeunes viennent à l’école sans nourriture. « Nous avons mené un combat acharné contre les aléas d’un système qui a toujours favorisé l’élitisme. » À ce jour, 28 enseignants et 16 “supporting staff” ont épousé cette même philosophie.