En ce moment, c’est le grand rush dans les librairies et les boutiques qui vendent des uniformes. Achats de manuels et de matériel scolaire : les dépenses sont conséquentes pour les parents en ce début d’année. Certains parents que nous avons rencontrés nous expliquent comment ils procèdent pour ne pas se retrouver avec un budget trop chargé.
Les grosses dépenses de fin d’année sont derrière nous. En ce début d’année, l’heure est à l’achat de manuels et du matériel scolaire pour les enfants qui reprendront le chemin de l’école la semaine prochaine. Pour beaucoup de parents, cette période de l’année rime avec grosses dépenses. D’autant que les manuels et le matériel scolaire coûtent de plus en plus chers. C’est pour ne pas avoir à subir les grosses agitations dans les librairies (comme c’est le cas en ce moment), mais aussi pour pouvoir faire de bonnes affaires que Pierre et Kathy n’ont pas attendu la dernière minute pour effectuer leurs achats.
Depuis que leurs trois enfants ont obtenu leurs résultats et leurs listes des livres pour 2014 au début du mois de décembre, ils se sont dépêchés de se procurer le manuel scolaire de chacun. “Contrairement à cette période de début d’année, où ils subissent de grosses pressions, les libraires se montrent plus ou moins indulgents et n’hésitent pas à proposer des réductions sur les achats. On s’en sort parfois avec des remises de Rs 200 à Rs 300”, confie Kathy. Ses trois enfants seront en Form II, Form III et SC cette année. Pour chacun, son époux et elle ont déboursé entre Rs 2,500 et Rs 3,000 pour les manuels scolaires.
Vente dans les collèges.
Père de deux enfants, Denis a consacré les premiers jours de décembre à l’achat de manuels, un exercice proposé dans les collèges que fréquentent sa fille et son fils, respectivement en Lower VI et SC cette année. Pour lui, c’est une occasion à ne pas rater. Il estime que c’est un avantage non négligeable que ces établissements scolaires offrent aux parents. D’abord, parce que ces derniers n’ont pas besoin de faire le tour des librairies, tous les manuels scolaires dont ont besoin les élèves étant disponibles au collège. Puis, si l’on en croit Denis, les prix des manuels scolaires sont inférieurs lorsqu’ils sont vendus dans les collèges. “Pour ces deux raisons, je me fais un devoir chaque année d’être prêt financièrement le jour de la vente des livres.”
Édition différente.
Il fut un temps où Denis n’achetait que quelques livres pour son fils, car il n’y a qu’une classe de différence entre ce dernier et sa fille, et celui-ci pouvait utiliser les mêmes manuels que sa soeur. Aujourd’hui, cela n’est plus possible. Il raconte : “Il y a un livre de Business Studies que ma fille a utilisé en SC l’année dernière, qui ne peut être utilisé cette année par mon fils, car il ne s’agit pas de la même édition. L’autre souci que je rencontre est que le livre peut être le même, avec les mêmes exercices, mais il suffit que son auteur soit différent de celui mentionné sur la liste des livres pour qu’il soit refusé. C’est souvent le cas ! Les professeurs sont très exigeants sur ce point.” Denis trouve inadmissible que les professeurs soient aussi intolérants. Avec ses enfants, il a déjà comparé deux manuels qui étaient quasi identiques, à quelques petits détails près.
Échange de livres.
Afin de se faire un peu d’argent qu’il peut utiliser pour acheter les livres des enfants, Denis n’a d’autre choix que de tenter de refiler les manuels non utilisables aux librairies. Il confie que ces dernières acceptent de moins en moins d’acheter des livres à des individus.
Face à ce même problème, Deviani raconte qu’elle ne peut plus poursuivre l’échange de livres avec ses connaissances et ses proches. Chose qu’elle a faite durant plusieurs années. Deviani, dont les deux filles seront en Form IV et en HSC cette année, a une amie qui a un fils en Form III et un autre qui est en attente de ses résultats de HSC. L’échange de manuels scolaires entre les deux familles se faisait chaque année de manière assez naturelle. Depuis deux ans, Deviani se rend dans la même petite librairie où “les prix sont moins exorbitants que dans les grandes librairies”. Elle poursuit : “Pour encourager les visiteurs, le libraire, en plus d’une réduction, offre du matériel scolaire comme gift item.”