Les activités des entreprises dans la lutte contre la pauvreté sont variées : du soutien financier aux dons de nourriture ou matériel scolaire aux enfants défavorisés, les entreprises travaillent en collaboration avec les ONG. Six projets qui s’inscrivent au coeur des initiatives CSR (Corporate Social Responsibility) de la compagnie Unicorn (MSJ Ltd), spécialisée dans l’importation et la distribution de produits de santé et de bien-être ont été identifiés pour promouvoir l’égalité des chances chez les jeunes en ce qui concerne l’accès à l’éducation, aux loisirs, etc.
Voici quelques exemples de subventions d’entreprise aux associations. Dans les faubourgs de la capitale, grâce au Rotary Club de Port-Louis, des élèves de la VIe de deux établissements scolaires de la Zone d’éducation prioritaire, les écoles Nicolay et Elsie Prêle de Sainte-Croix, ont la possibilité de suivre des cours d’initiation à la menuiserie et à l’artisanat 3 fois par semaine après les heures de cours. «Les jeunes constituent l’île Maurice de demain et nous pensons que c’est indispensable que les enfants provenant de milieux défavorisés, soient bien encadrés », font ressortir Kumar Gunness et Sadeck Vawda, directeurs d’Unicorn. «Nous voulons donner un coup de pouce aux organisations non gouvernementales qui contribuent à donner des repères aux jeunes dans la société mauricienne qui est actuellement en pleine évolution. » Ces formations dispensées par des éducateurs spécialisés permettront à ces enfants de développer leurs talents et surtout, d’acquérir les bases de l’apprentissage d’un éventuel métier.
Autre exemple : Nizam Nasroollah, président du Club Sportif Zanfan Vallée-Pitot, exprime lui sa satisfaction que l’Ecole de foot que son association a lancée, a permis à des jeunes de pratiquer non seulement un sport et de se maintenir en bonne santé, mais aussi, de se tenir à l’écart du fléau de la drogue. «Notre école de foot compte actuellement plus de 125 jeunes de 5 à 15 ans. Nous organisons des sessions d’entraînement quatre fois par semaine, les mardis, jeudis et samedis de 16 h à 18 h ainsi que les dimanches entre 8 h et 10 h, sur le terrain de l’école primaire de Vallée-Pitot.
Les éléments prometteurs intègrent l’ASPL 2000, un club professionnel évoluant en premier league. » Avec le soutien de donateurs, le Club Sportif Zanfan Vallée Pitot pourra offrir des maillots et des équipements aux jeunes dont les parents ont des difficultés financières.
La compagnie Unicorn a également accordé une partie de ses fonds CSR à l’organisation non gouvernementale Ramalingar Illam qui distribue une «tente ration» à 55 familles pauvres qui vivent dans les régions de Roche Bois, Cité Richelieu et Sainte-Croix. « Ces familles peuvent ainsi envoyer leurs enfants à l’école car nous couvrons leur besoin de base pour la nourriture », souligne Ravin Carpenen, secrétaire de l’association Ramalingar Illam qui existe depuis 1992. D’autre part, les dépenses quotidiennes (produits alimentaires, vêtements, matériels scolaires…) d’une des dix maisons du SOS Village d’enfants de Beau-Bassin, seront sponsorisées durant cette année 2017.
Six enfants, le plus petit âgé seulement de 3 ans, ayant été soit abandonnés par leurs parents ou qui ne pouvaient subvenir à leurs besoins, vivent dans la maison avec une maman ainsi qu’une tante qui veillent à leur équilibre tant affectif que scolaire. En outre, les jeunes qui souffrent d’hémophilie, une maladie hémorragique héréditaire, sont aussi concernés par ces actions CSR. Ils bénéficieront du partage des dernières techniques et connaissances acquises par un groupe de l’’Haemophilia Association of Mauritius lors de leur déplacement au Congrès international de la Fédération mondiale de l’hémophilie.
Cette association compte à travers l’île 86 membres dont 26 jeunes dans la tranche d’âge de 0 à 20 ans. Une partie des fonds CSR d’Unicorn aidera au financement d’un grand projet du Gayasingh Ashram de Port-Louis: la construction et l’aménagement intérieur d’un nouveau bâtiment qui servira à loger les jeunes de ce centre qui sont actuellement au nombre de cinq âgés de 14 à 16 ans.
Par ailleurs, quand ce groupe va intégrer le marché du travail, le Gayasingh Ashram projette d’accueillir 8 nouveaux enfants qui lui seront recommandés par la Child Development Unit du ministère de l’Egalité des Genres, du Développement de l’enfant et du bien-être de la famille.