La pratique des “mock exams” (simulation de participation aux examens de SC/HSC) descend jusqu’à la Form III. En effet, en 2012, certains collèges d’Etat ont mis en place le système de “mock exams” dans le cadre de la Form III National Assessment, et ce dans le but, expliquent des enseignants, de familiariser les élèves à la structure des “questions papers” et à la durée des examens. Pour l’heure, ces “mock exams” se déroulent pratiquement dans l’ensemble des collèges d’Etat, deux semaines avant les vrais examens nationaux. Mais cette pratique généralisée est diversement commentée.
« Ces “mock exams” visent à bien préparer les élèves et à les entraîner pour répondre aux “questions papers” dans le temps alloué, comme cela se passe au niveau du SC et du HSC », expliquent des enseignants. Mais tous ne sont pas favorables à cette idée, à l’instar d’Ally Yearoo, président de l’Education Officers Union, qui fait part de ses réserves dans un entretien accordé au Mauricien (voir sa déclaration plus loin). Au sein de l’école, ils sont plusieurs à admettre que ces “mock exams” s’inscrivent dans une logique de compétition et augmentent de ce fait la pression sur les élèves, mais aussi sur les profs.
Sur un total d’un peu plus de 20 000 élèves en Form III, environ 7 000 fréquentent le secondaire d’État. S’agissant du taux de réussites global aux examens nationaux, il n’est un secret pour personne que, depuis le début, les meilleures performances reviennent aux National Colleges et à un petit groupe de collèges régionaux, d’Etat et privés, soit les plus côtés parmi la population.
Soulignons que, pour les prochaines épreuves de la Form III National Assessment, les élèves prendront part à neuf matières, au lieu de sept, soit l’anglais, le français, les mathématiques, la chimie, la biologie, la physique, “Computer Studies”, “Arts & Design” et “Entrepreneurship”.