Annoncé depuis 2007, le HSC Professional (HSC Pro) sera introduit sur une base pilote l’année prochaine. Cinq ou dix collèges seront sélectionnés pour expérimenter ce curriculum, qui a été élaboré avec la collaboration des universités d’Oxford et de Cambridge ainsi que la Royal Society of Arts. Lors des Assises de l’éducation, qui se sont tenues la semaine dernière, Lucien Finette, directeur du Mauritius Examination Syndicate, a donné les détails de ce nouveau programme des dernières années du secondaire. Selon lui, environ 5 000 étudiants par an ne passent pas le cap du School Certificate. Le HSC Pro vise donc à canaliser les étudiants plus enclins pour la filière professionnelle qu’académique, avec des stages en entreprises.
Il est estimé que sur une population de 16 000 étudiants prenant part au School Certificate (SC), environ 5 000 ne passent pas le cap. Parmi eux, 3 500 seront “unsuccessful” pour la suite de leur parcours, tandis que les 1 500 autres pourront se recycler dans un autre domaine. Au niveau du Higher School Certificate (HSC), sur 11 000 candidats, 8 800 réussissent leurs examens, tandis que les 2 200 ayant échoué se retrouvent sur le marché du travail. Parmi ceux ayant obtenu leur HSC, 4 000 poursuivent des études supérieures tandis que 4 800 se tournent vers le marché du travail. Cette analyse émane du MES qui, pour mieux répondre aux besoins de ces élèves, propose d’introduire le HSC Pro sur une base pilote l’année prochaine.
Annoncé depuis 2013, celui-ci a pris sept ans pour se mettre en place, en raison des discussions à plusieurs niveaux avec différents partenaires, afin de trouver un modèle approprié dans le contexte mauricien. Finalement, c’est sur l’Australian Education System que le MES a élaboré le curriculum, en collaboration avec les universités d’Oxford, de Cambridge et de la Royal Society of Arts.
Selon le projet élaboré, le HSC Pro propose aux étudiants de choisir entre une ou deux matières A-Level en sus d’un ‘Cambridge Technical’ comme sujets principaux. Comme ‘Compulsory Subsidiary Subject’, le HSC Pro suggère de remplacer le General Paper par le Global Perspectives. Les étudiants auront ainsi le choix entre un ou deux Subsidiary Subjects, ce qui donne un total de quatre ou cinq matières, soit le même nombre que pour un HSC académique. Lucien Finette prévient toutefois : « L’introduction du HSC Pro ne change rien au HSC académique. Ceux qui veulent poursuivre leur parcours selon le système existant pourront le faire. Le HSC Pro veut tout simplement offrir de nouvelles opportunités et, de ce fait, répondre au mismatch entre l’école et le monde du travail. »
Les étudiants de la filière HSC Pro auront en effet la possibilité d’entreprendre des stages en entreprises pendant les vacances, l’objectif étant de leur permettre de mettre en pratique ce qu’ils ont appris au collège. De même, le curriculum a été élaboré de manière à leur permettre de développer leurs aptitudes en communication et à développer l’esprit d’entreprise. Il convient ainsi de savoir que l’Entrepreneurship Education sera une matière obligatoire pour les Form I à III dès 2014.
Le Global Perspectives, qui remplacera le General Paper, comportera par ailleurs trois papiers : un examen écrit, axé sur l’analyse et l’évaluation ; un projet à réaliser, selon la filière choisie ; et une présentation orale, qui permettra d’évaluer les aptitudes en communication et l’esprit critique.
Dans un premier temps, le HSC Pro ne proposera seulement que la technologie informatique comme Cambridge Technical Subject, et ce afin de répondre à la réalité du monde du travail. « Les autres filières seront introduites au fur et à mesure », précise Lucien Finette. Parmi celles citées pour figurer dans le programme, on note les filières suivantes : Business and Enterprise, Tourism, Design, Sustainable Development/Agro Industry. Lucien Finette précise enfin que le HSC Pro aura strictement la même valeur que le HSC académique.
Il est suggéré que ce nouveau programme soit introduit sur une base pilote auprès d’un groupe de 250 étudiants l’année prochaine. Ce derniers prendront part aux examens en 2015. Reste toutefois à définir si le projet se fera dans cinq collèges, à raison de 50 étudiants chacun, ou dans dix établissements, pour deux fois moins d’étudiants cette fois.