L’Audit cible les nombreuses contradictions dans la réalisation du projet de distribution de tablettes aux collégiens. Une des principaux manquements relevés est le manque de coordination entre les autorités concernées, même si un Steering Committee comprenant les représentants des ministères de l’Éducation, de l’Information et de la Communication Technologique et des Finances et du Développement économique avait été nommé pour piloter ce Tablet Computers Project. Au moment de la distribution des tablettes à partir de juillet 2014, un grand nombre de collèges n’étaient pas encore dotés du dispositif requis pour la connexion internet Wi-Fi.
L’Audit fait l’historique de ce projet avec force détails et résume son observation générale sur la mise en oeuvre du projet comme suit : « The implementation of the project was not properly coordinated, since access to Wi-Fi facility was not made available by the MICT in all Secondary Schools at time of distribution of Tablets. Hence, the integrated Classroom Management Software that enabled a virtual environment in which Educators and students could interact, within a classroom, was not utilised. »
Le 8 novembre 2013, le ministère de l’Éducation alloue à la firme « A » un contrat pour une commande de 26 100 tablettes au coût de Rs 134 349 018. Celles-ci étaient destinées initialement à 20 700 élèves de la Form IV et de la Year 4 en Prevocational en 2013 ainsi qu’à 5 400 enseignants. Mais les tablettes ont été distribuées en juillet 2014 et à cette date les bénéficiaires du mainstream étaient arrivés en form V et se préparaient aux examens du SC tandis que les Prevocational Students de la Year 4 avaient déjà quitté l’école. « As of 15 April 2015, 2, 490 Tablets were consequently left dormant at the Central Stores Division of the Ministry », écrit l’Audit.
Il n’y a pas que le retard dans la distribution de ces tablettes aux élèves concernés qui a posé problème. Ce n’est qu’en 2014 que le Ministry of Information and Communication Technology (MICT) a obtenu les fonds nécessaires pour l’installation du Wi-Fi dans les écoles et l’appel d’offres pour l’exécution des travaux a été lancé en août 2014. Mais à la fin du mois de mai de cette année, ce projet n’a pas été concrétisé en raison des contestations concernant l’allocation du contrat. Conséquence : « In the absence of Wi-Fi facilities in Secondary Schools, the Tablet PC Project could not be successfully implemented despite all students of Form V and Educators were provided with Tablets, thus hampering stakeholders in the education sector from attaining the intended objectives. »
Un autre problème relevé par l’Audit concerne le non-respect des procédures par des collèges pour l’enregistrement obligatoire des tablettes dans un tracking system mis en place par le fournisseur de ces appareils. « According to records available at the Ministry, 3, 026 Tablets were distributed but not registered in the System by the respective Secondary Schools, as of 15 April 2015 ». De ce fait, ces 3 026 tablettes ne sont pas concernées par les support services offerts par le fournisseur.
L’Audit met encore une fois en lumière le non-respect du délai par les contracteurs engagés dans les constructions des écoles et relève aussi de nombreux shortcomings dans la qualité de certains travaux livrés… Selon l’Audit il est du devoir et de la responsabilité du ministère de l’Éducation de veiller à ce que les “deliverables” soient complétés dans les délais fixés et en conformité aux clauses stipulées dans les contrats. « Projects should be regularly and closely monitored so that prompt corrective actions are taken in respect of problems identified. It is the responsibility of MEHR to ensure that deliverables are done in a timely manner and as per conditions of contract ».