L’Union of Private Secondary Education Employees (UPSEE) a réuni plusieurs fédérations syndicales et partis politiques, entre autres, pour l’organisation d’une marche contre les cinq « credits » imposés en HSC. Celle-ci est prévue le 14 juillet à 15h à Port-Louis.
Pour Yahya Paraouty, président de l’UPSEE, « la ministre de l’Education est en train de jouer avec l’avenir des enfants ». Selon lui, ce sont « les enfants défavorisés et ceux à problèmes qui souffriront le plus » de cette mesure. Ces enfants fréquentant surtout les collèges privés, au final, ces collèges seront aussi affectés, estime-t-il. « Si c’est la fermeture des collèges privés qu’on vise, parlons-en franchement et qu’on établisse un plan de redéploiement. »
Une première réunion vers la mise en place d’une plateforme a eu lieu hier au centre social Marie Reine de la paix, où étaient présents Steven Obeegadoo, pour le MMM, ainsi que Vasant Bunwaree et Rashid Imrith, entre autres. Tous se disent en faveur d’un système approprié qui prendrait en considération les capacités de chacun.
Pour le président de l’UPSEE, il n’y a « aucune preuve » que la décision de ramener la barre à trois « credits » pour accéder au HSC, sous le mandat de Vasant Bunwaree, ait provoqué une chute au niveau des résultats du HSC. « La réalité, c’est que la majorité des élèves n’ayant pas le niveau pour le HSC font le GCE. Je précise également que même dans les Stars Schools il y a des élèves qui n’arrivent pas à obtenir 5 “credits”. »
L’UPSEE dit avoir mobilisé toute la classe politique et syndicale. « Même un syndicat de collèges d’Etat, en l’occurrence l’Education Officers Union, partage notre opinion sur ce sujet. La fédération des managers des collèges privés fait également partie du collectif ainsi que les grandes fédérations syndicales. Quant aux partis politiques, tous ont été invités. Toutefois, ce sont les étudiants qui seront au-devant de cette marche, car ce sont eux les principaux concernés. » Cette marche pacifique se tiendra le vendredi 14 juillet, soit le dernier jour du 2e trimestre, à 15h. Yahya Paraouty explique qu’il n’a pas été possible d’organiser la marche plus tôt en raison du Ramadan et des examens du deuxième trimestre.