Un forum national sera organisé avant le lancement de l’éducation à la sexualité à l’école et le Conseil des religions sera appelé à donner son point du vue sur le contenu du programme. C’est l’assurance donnée par le ministre de l’Éducation, Vasant Bunwaree, qui appelle à la compréhension des parents sur ce sujet. Il a aussi laissé entendre que de nouveaux enseignants formés sur la question seront recrutés, tandis que ceux qui sont déjà en poste participeront à des programmes de formation.
« L’éducation à la sexualité ne sera pas une nouveauté dans les écoles. Beaucoup d’aspects sont déjà abordés dans différentes matières, notamment Health and Physical Education, Integrated Science ou Biology. Nous allons simplement les canaliser vers une seule matière et ajouter quelques éléments ». C’est en ces termes que Vasant Bunwaree a présenté le projet d’éducation à la sexualité dans les écoles et collèges en 2014.
La standardisation du matériel se fera selon la UNESCO’s International Technical Guidance on Sexuality Education. Le ministère fera aussi appel à la Mauritius Family Planning Welfare Association (MFPWA) et l’Action Familiale (AF) qui ont déjà de l’expérience dans ce domaine. Il est suggéré que l’éducation à la sexualité débute en Std IV. « Le programme sera adapté à chaque niveau ». Ce sont les general purpose teachers eux-mêmes qui assureront les classes. Pour cela, ils bénéficieront d’une formation qui sera organisée à l’échelle régionale.
Au collège, l’éducation à la sexualité sera obligatoire de la Form I à la Form III. Les enseignants dans la filière scientifique, principalement la biologie, seront appelés à dispenser ces cours. « Nous allons aussi recruter un à deux enseignants par collège, spécialement pour cette matière. Des Resource Persons de la MFPWA et de l’AF, entre autres, interviendront aussi quand ce sera nécessaire. »
Vasant Bunwaree a aussi annoncé la mise sur pied d’un National Advisory Committee, qui s’assurera d’une approche holistique, étant donné la sensibilité de la question. Une campagne de sensibilisation sera aussi organisée afin de bien informer les parents. Les Parents Teachers’ Association (PTA) seront mises à contribution.
Par ailleurs, pour éviter toute controverse, le programme sera aussi remis au Conseil des religions pour commentaires. « Nous voulons prendre toutes les précautions nécessaires. Je fais maintenant un appel à la compréhension des parents ». Un forum national est aussi prévu avant le lancement du projet.