La ministre de l’Éducation, des Ressources humaines, de l’Éducation tertiaire et de la Recherche scientifique, Leela Devi Dookun-Luchoomun, a souligné que la réforme de l’éducation, telle que présentée le 20 août dernier, « ne peut avoir lieu sans une réforme appropriée dans le secteur de la petite enfance ». C’était la semaine dernière, lors de son intervention à l’ouverture de la Kiddy science fair, au Rajiv Gandhi Science Centre, à Bell-Village.
Leela Devi Dookun-Luchoomun rappelle que lors de la présentation de la Nine-Year Basic education reform, en août dernier, elle avait dit : « We are determined to chart out a strategy to transform education of the 21st century through a consultation process involving dialogue and discussions. » Cependant, précise-t-elle, « first and foremost, that transformation for process should be in the interest of the child and his holistic development and it cannot happen without appropriate reforms in the early childhood sector. »
Par conséquent, poursuit-elle, « nous devons identifier et mettre en place des stratégies, des politiques et des programmes qui assureront avec succès, la concrétisation du cycle éducatif ».
Leela Devi Dookun-Luchoomun soutient que la mission du ministère est de développer une culture de l’excellence à travers un système d’éducation et de formation inclusif. « Cependant, elle ne pourra être atteinte sans le concours des professeurs qui sont les piliers », souligne-t-elle. Ainsi, elle annonce de nouvelles formations menant à des diplômes et des licences pour ceux engagés dans l’éducation de la petite enfance. Un projet qui sera développé en collaboration avec la Early Childhood Care and Education Authority (ECCEA), le Mauritius Institute of Education (MIE), l’University of Technology Mauritius (UTM) et l’Open University. « We want to equipe our children with the best possible education so that later on, they become very valuable assets to our country », affirme la ministre.
Leela Devi Dookun-Luchoomun s’est aussi longuement appesantie sur la petite enfance et sur l’importance du jeu dans l’exploration de son monde. Elle a salué l’initiative de ce centre de science et de la ECCEA, qui ont organisé une Science fair à l’intention du préprimaire. Selon la ministre, c’est l’occasion pour les éducateurs et les enfants de travailler et d’amener des idées innovantes pour booster le système éducatif. Cette manifestation constitue pour elle une occasion de montrer, de disséminer et de partager les connaissances liées à la science et à la technologie. « A persons’ interests and curiosity about how the world works is what first drives him to question the things around him, to form hypotheses and test ideas », dit-elle, en soutenant que tout enfant est un « natural-born scientist ». « Puisque les tout-petits perçoivent le monde différemment et qu’ils sont ouverts aux explorations, notre rôle à ce stade est de les nourrir et les encourager à chercher plus. Il convient ainsi de les engager dans des activités à la fois informelles et formelles. » Elle cite l’importance de les laisser découvrir leur environnement par eux-mêmes, mais aussi à travers des programmes éducatifs, comme la visite des musées scientifiques.