Après avoir longtemps travaillé comme institutrice dans le secteur public, Jaya Nursimulu a ouvert sa propre école il y a plus de 20 ans. « Nous privilégions beaucoup les activités extra-scolaires, car il est important que l’enfant puisse s’épanouir à l’école. Nous leur proposons de la danse, de la musique, du théâtre, du sport et de l’informatique, entre autres », dit-elle.
Avec cette méthode, explique Jaya Nursimulu, les enfants s’ouvrent plus facilement, ils communiquent et apprennent à travailler en équipe. « Chaque année mon école affiche 100 % de réussite au CPE, cela prouve que ma méthode est la bonne. Je pense que mélanger des cours amusants aux cours académiques favorise la concentration de l’enfant si l’enseignant le fait de manière structurée ». Révéler le talent des enfants est aussi un aspect important pour cette ancienne enseignante. « À Maurice on a pu constater que la plus grosse difficulté reste la lecture. Dans pratiquement toutes les écoles nous retrouvons ce problème ». Cette année, Jaya Nursimulu a présenté les expériences des activités extra-scolaire dans son spectacle de fin d’année. « J’ai pu constater que les enfants apprenaient beaucoup facilement les paroles de chansons en anglais ou en français en musique. Ils s’entraident beaucoup et surtout aiment ce qu’ils font ».
Notre interlocutrice explique aussi son implication dans la formation des professeurs. « Je donne déjà des formations pour les enseignants, mais je voudrais créer une association qui aiderait tous les enseignants à travailler dans le même sens, car ce qui compte le plus est l’apprentissage de l’enfant ». De plus, elle souligne qu’elle n’encourage pas les leçons particulières. « Mon time-table est bien équilibré et je dis toujours aux parents de ne pas donner à leurs enfants de leçons particulières car quand l’enfant rentre chez lui il a besoin de temps pour parler à ses parents, s’amuser, regarder la télé et surtout pour faire ses devoirs ».