Depuis des années, certains maîtres d’école déplorent le manque de Caretakers et de laboureurs, ceux-ci contribuant au bon fonctionnement de l’environnement scolaire. Ce manque représente une difficulté pour les écoles concernées. Le syndicat des maîtres d’école invite le ministère à réagir à ce sujet. « Many schools are operating with one ancillary staff only. You must be aware that almost all members of our ancillary staff are over fifty years old or nearly sixties. It is imperative that we renew our cohort of Caretakers and Labourers. » C’est en ces termes que la Mauritius Head Teachers’ Association (MHTA) tient une nouvelle fois à élaborer sur le problème, dans une lettre adressée au ministère de l’Éducation cette semaine.
Pour Jaganarden Sunassee, le président de la MHTA, la situation « est précaire ». Il dénonce aussi le fait qu’aucune décision n’a été prise à ce sujet en dépit de plusieurs réunions avec les autorités. Il qualifie le problème de « bombe à retardement » et souhaite que des actions concrètes soient prises avant qu’un problème grave ne survienne. « Nous ne voulons pas être des prophètes de malheur, mais nous savons tous que les Caretakers et les laboureurs jouent un rôle important dans la vie scolaire. » Jaganarden Sunassee rappelle que chaque matin et chaque après-midi, les “caretakers” doivent récupérer et déposer la clé de l’école au poste de police. « Quand il n’y a pas de “caretaker”, nous devons faire appel à d’autres membres du personnel, qui ont d’autres responsabilités. » Qui plus est, souligne-t-il, les classes ne peuvent être nettoyées régulièrement. « On ne peut laisser les choses durer ainsi. Il est temps de réagir », dit-il.
Le président de la MHTA invite également le ministère à procéder au recrutement des laboureurs, si le dossier des Caretakers est bloqué pour le moment. « Au moins, nous aurons du staff supplémentaire pour les différentes tâches. »
Soulignons par ailleurs que le ministère travaille également sur la régularisation de la situation des Cleaners. Jusqu’ici, ces femmes d’ouvrage étaient sous la responsabilité d’une compagnie privée. Dans un premier temps, 200 d’entre elles ont été embauchées par une compagnie parapublique. Elles bénéficieront d’un salaire plus considérable et d’autres avantages. Le cas de certaines Cleaners est toujours en discussion, car elles sont encore sous contrat avec une compagnie privée.