Le nombre d’étudiants qui s’engagent dans les filières scientifiques au School Certificate (SC) et Higher School Certificate (HSC) continue de baisser chaque année. La ministre de l’Éducation, Leela Devi Dookun-Luchoomun, est d’avis qu’il faut trouver des solutions pour inverser la situation. Elle a dès lors invité les enseignants à revoir leur approche et à s’inspirer sur ce qui se fait ailleurs. Un atelier de travail pour promouvoir l’enseignement de la science et la technologie a été organisé hier.
Avec la vision du gouvernement de développer de nouveaux secteurs d’activité comme l’économie océanique, les énergies renouvelables et la biotechnologie, entre autres, le pays a besoin de compétences dans ces domaines. C’est ce qu’a fait ressortir la ministre de l’Éducation Leela Devi Dookun-Luchoomun à l’ouverture de l’atelier de travail hier au Rajiv Gandhi Science Centre. D’où l’importance de mettre en place des initiatives pour encourager les jeunes à entreprendre des études dans les filières scientifiques et technologiques. « Pour amener le pays vers une “high income economy”, il nous faut une masse de médecins, d’ingénieurs, de techniciens et d’architectes, entre autres », a-t-elle insisté. Elle a ajouté que, de nos jours, le degré d’évolution d’un pays se mesure au quantum en matière d’investissements dans les filières scientifiques et technologiques.
Cependant, Maurice a enregistré ces dernières années une baisse dans le nombre d’élèves optant pour les matières scientifiques au School Certificate (SC) et Higher School Certificate (HSC). Tout en reconnaissant que cette tendance est mondiale, elle est d’avis qu’il faut trouver des solutions. Ce qui pose problème, a-t-elle ajouté, c’est qu’à Maurice, il n’y a pas suffisamment de possibilités d’études supérieures dans les filières scientifiques. « Les partenaires privés préfèrent proposer des programmes moins coûteux comme le management. Ce qui leur permet d’avoir un retour sur investissement plus rapide. »
Elle a aussi invité les enseignants à revoir leur manière d’enseigner les matières scientifiques afin de mieux intéresser les élèves. Elle a plaidé en faveur des méthodes « actives » et a appelé à un « changement de mentalité parmi les enseignants ». Leela Devi Dookun-Luchoomun a invité à se référer aux initiatives existant à l’étranger, comme les clubs scientifiques, les sciences mentors/science ambassadors dans les collèges, pour booster l’enseignement des matières scientifiques.
La ministre a aussi salué le partenariat de Questacom, National Science and Technology Centre et de l’Australian National University, qui oeuvre pour inculquer la « flamme scientifique » à quelque 6 000 élèves de Form III dans 90 collèges d’État.
Leela Devi Dookun-Luchoomun souhaite que cet atelier permette de dégager une stratégie qui permettra d’atteindre les objectifs nationaux. Elle dit attendre des recommandations qui amèneront Maurice à être « une nation avancée en matières scientifique et technologique ».