Après avoir affirmé son soutien au projet de réforme de l’éducation, la Government Teachers Union (GTU) a émis le souhait de plus de consultations pour éclaircir les zones d’ombre. Vinod Seegum, le président, est d’avis qu’il faudra trouver les formules adéquates concernant la sélection des élèves pour les collèges, le continuous assessment, ainsi que le remedial education. De même, il est d’avis que les écoles spécialisées nécessitent une meilleure attention.
L’examen de fin de cycle primaire rassure la GTU quant au fait que ce parcours scolaire « ne sera pas banalisé. » Toutefois, dit Vinod Seegum, il y a beaucoup de questions sur la manière dont les enfants seront départagés pour entrer dans certains collèges. Idem, dit-il pour l’organisation des contrôles continus, qui auront un poids important dans les résultats finaux. « La ministre a dit que le MES supervisera ces assessments, mais est-ce que l’institution dispose des outils et des ressources nécessaires pour cela ? De même, si le MES sera impliqué dans cet exercice, cela veut dire qu’il s’agira d’examens. »
Pour toutes ces raisons, estime Vinod Seegum, la ministre doit poursuivre les consultations avec les partenaires. Le président de la GTU est également d’avis qu’il faut veiller à ce que le retrait du A + n’entraîne pas une baisse de niveau. « Dans le passé, on a déjà vu qu’avec un A à 75 points il y a eu un certain relâchement. Il faudra trouver une manière pour continuer à garder le niveau. »
Dans le même souffle, il a tenu à se défendre par rapport aux leçons particulières. « Les gens disent que je suis d’accord avec la réforme parce que les leçons particulières vont continuer. Je suis pour la dimunition des leçons particulières. D’ailleurs, je pense qu’avec le temps, quand tous les collèges seront au même niveau, les leçons particulières vont disparaître. »
Vinod Seegum note également l’absence du Special Education Needs (SEN) dans le projet de réforme. Selon lui, « c’est un secteur qui demande encore plus d’attention, mais le projet n’en fait pas mention. »
De même, ajoute Vinod Seegum, le subject teaching doit également être considéré. « Aujourd’hui un instituteur enseigne 11 matières. À notre avis, il aurait dû se spécialiser dans deux matières. De même, il faut réintroduire l’ICT comme une matière, même si cela va compter parmi les non-core subjects. »
Dans la foulée, Vinod Seegum est revenu sur la question d’alignement salarial. Il affirme que les instituteurs se retrouvent aujourd’hui à la case départ, après des discussions avec plusieurs ministres sous deux différents gouvernements. « Nous disons qu’il faut prendre une décision une fois pour toutes. »
Par ailleurs, la GTU attire l’attention sur le cas de quelque 500 Deputy Head Teachers (DHT) privés d’additional increments, dont le transport allowance. « Cela parce qu’ils ont obtenu leur Diploma in Education Management après 2008. Seuls ceux qui ont obtenu leur diplôme avant 2008 ont été considérés. C’est une discrimination. Les deux groupes ont le même diplôme et font le même travail. Nous espérons que le prochain PRB va corriger cette anomalie. Autrement, nous entamerons des actions. »