Recrutés pour enseigner l’informatique en 2002, ils avaient été réduits à des travaux administratifs et techniques après un changement de politique du ministère en 2013

C’est une longue bataille qui a pris fin ce mardi pour 140 ICT Support Officers, qui seront dorénavant reconnus comme ICT Support Educators. Un accord en ce sens a été conclu à la Commission de Conciliation et de Médiation (CCM), entre l’ICT Support Officers Union  (ICTSOU) et le ministère de l’Éducation. Outre le fait d’assurer des classes d’ICT, ils apporteront également leur soutien aux besoins techniques de l’école.

En juin de l’année dernière, l’ICT Support Officers Union a déclaré le litige au ministère de l’Éducation, concernant un changement dans leur statut survenu en 2013. Avec l’arrivée du nouveau gouvernement, des négociations avaient été enclenchées avec le syndicat pour régler la situation. Toutefois, devant le retard des procédures, l’ICTSO a préféré se tourner vers la CCM.

Hier, un accord a pu être conclu entre les deux parties. Il nous revient ainsi que le ministère a accepté de revoir le “scheme of service” des ICT Support Officers. Rishi Persand, président du syndicat, explique : « Notre travail consiste maintenant en deux parties. Premièrement, nous enseignerons l’ICT dans les classes et, deuxièmement, nous apporterons également notre support technique, par exemple, pour l’utilisation des tablettes, des ordinateurs et projecteurs, même au niveau administratif. »

Dorénavant, les ICT Support Officers seront connus comme ICT Support Educators. Ce nouveau poste sera reconnu officiellement dans le prochain rapport du PRB. Le nouveau “scheme of duties” et le barème de salaires seront également détaillés. Pour le moment, les 140 ICT Support Educators auront droit à une “ad hoc teaching allowance” pour assurer les classes. Pour Rishi Persand, c’est une grande victoire après « une longue bataille faite de patience et de sacrifices ». Il a remercié Radakrishna Sadien, de la State Employees Federation, pour son soutien dans ce combat.

Par ailleurs, l’accord fait également mention d’une formation pédagogique pour les ICT Support Officers au MIE. Ce qui leur permettra de décrocher leur “Teachers Diploma”, au même titre que les enseignants du “mainstream”, de langues asiatiques et de kreol morisien. Rishi Persand rappelle que le rapport du PRB de 2016 avait déjà fait des recommandations, dont l’appellation d’ICT Support Educators, qui n’avaient pas été appliquées.

Ce qui reste inchangé toutefois après cet accord, c’est le fait que les enseignants d’ICT devront servir deux ou trois écoles à la fois en raison d‘un manque de personnel. Rishi Persand souhaite que le prochain budget fasse provision pour de nouveaux recrutements, afin que les ICT Support Educators puissent se consacrer entièrement à une école, comme les autres enseignants.

Rappelons que ce litige découle d’un changement de politique au niveau du ministère de l’Éducation. Recrutés en 2002 pour enseigner l’ICT, ces derniers sont par la suite devenus ICT Support Officers, le ministère ayant décidé d’accorder cette tâche aux enseignants du “mainstream”.