À partir de cette année, les élèves suivant l’Enhancement Programme feront l’objet d’évaluations continues. Ce projet pilote nécessitera une restructuration du programme extrascolaire sera restructuré et certaines activités, comme le slam, seront obligatoires. Cette démarche, selon le ministre de l’Éducation Vasant Bunwaree, consiste à favoriser le développement intégral des enfants et à les aider à devenir des « citoyens épanouis et responsables. » La possibilité que les points obtenus pour l’EP soit comptabilisés pour la performance des élèves est aussi à l’étude, mesure qui ne sera toutefois pas appliquée tout de suite.
La filière non académique est appelée à occuper une place plus importante dans le système éducatif, tant au primaire qu’au secondaire. Le ministère de l’Éducation veut avant tout consolider l’Enhancement Programme (EP) qui, selon lui, a donné des résultats « spectaculaires. »
Dès cette année, des évaluations seront introduites, dont certaines se feront oralement. « Les parents auront ainsi l’occasion de connaître les aptitudes de leurs enfants dans certains domaines. Ils auront l’occasion de voir les papiers. Des portfolios seront aussi préparés », dit Vasant Bunwaree. Pour cela, le concours du MIE, du MES et des zones respectives sera sollicité. « Une partie des assessments sera faite par les enseignants qui auront accepté cette responsabilité et une autre par des personnes externes. Nous travaillons également sur les ressources humaines nécessaires. » Quelques écoles feront partie de ce projet pilote. Quant au concept, il sera étendu à d’autres établissements par la suite.
Dans ce processus de structuration du programme non académique, des activités obligatoires seront identifiées. Pour l’heure, Vasant Bunwaree cite le slam, l’éducation physique et le story telling. « Le slam fait de la magie contre la timidité. Il faut aider les enfants à développer leurs talents et non pas se cantonner à l’académique. »
Toujours est-il, selon le ministre de l’Éducation, que les enfants ayant suivi les classes de l’Enhancement Programme ont donné de meilleurs résultats sur le plan académique. Il cite « le miracle » de l’année dernière, où un taux de réussite de 81% a été enregistré après les examens du “resit”. Vasant Bunwaree souligne qu’il s’agissait « de la première “cohorte” de l’Enhancement Programme ».
Pour mieux faire comprendre sa vision des choses, le ministre rencontrera pour la première fois les parents à l’auditorium du MGI le 15 mars prochain de 9h30 à 12h30. Les membres des PTAs ainsi que tous les parents intéressés par le sujet pourront y assister.
Le ministre Bunwaree a aussi invité à la patience pour voir le résultat des réformes apportées dans le système. Outre l’Enhancement Programme, des projets comme Sankoré et celui de l’Essa Foundation viendront consolider les acquis au primaire, a-t-il ajouté.
Vasant Bunwaree a répondu dans le même souffle aux critiques de Steven Obeegadoo concernant le nombre d’enfants entrant en Std I et qui arrivent jusqu’au HSC. « Je n’aime pas polémiquer, mais je ne comprends plus which is which avec M. Obeegadoo. D’un côté, il dit qu’on a eu de bons résultats grâce à sa réforme et, de l’autre, il critique le nombre de réussites. Si on suit sa pensée, c’est aussi dû à sa réforme. »
En revanche, le ministre dit mieux se retrouver dans les observations de Surrendra Bissondoyal, pourtant issu du même parti que Steven Obeegadoo.
Par ailleurs, le secteur non académique sera aussi appelé à prendre une dimension plus importante au secondaire. Le ministre de l’Éducation cite l’exemple des MID Clubs implantés dans tous les collèges d’État. L’organisation de Model United Nations (MUN) sera aussi revue. Des activités régionales se tiendront avant l’événement national. De même, dit-il, des matières comme l’Entrepreuneurship Education et l’éducation sexuelle, entre autres, viendront renforcer les capacités des étudiants.
Avec le HSC Pro, le ministre souhaite offrir une meilleure chance aux étudiants plus portés vers des filières non académiques. Revenant sur les critiques de Steven Obeegadoo, il a ajouté : « Il ne faut pas se limiter à ceux qui réussissent le HSC. Beaucoup se retrouvent dans la filière professionnelle avec un parcours alternatif et finissent par rejoindre le même niveau que le mainstream. »