La Primary School Employees Union (PSEU) compte remettre, d’ici la semaine prochaine, un « dossier explosif » sur le transfert des enseignants du primaire au Premier ministre. C’est ce qu’a annoncé son président, Jeeanlall Kassinathdoss lors d’un point de presse hier.
Le président de la PSEU avance qu’il y a eu « de nombreux cas d’abus notés depuis plusieurs années. » Il souhaite que le nouveau gouvernement s’y intéresse. De même, le syndicat réclame la démission de Vinod Seegum comme président de la Government Teachers’ Union (GTU) « car il avait annoncé sa candidature pour le Parti travailliste aux dernières élections. » Un appel est aussi lancé à la ministre de l’Education pour la réintroduction des leçons particulières en Std IV.
« Il y a trop de favoritisme qui sert un clientélisme syndical. » C’est ainsi que Jeeanlall Kassinathdoss décrit l’exercice de transferts au primaire depuis quelques années. Selon lui, des inspecteurs subiraient des « pressions » pour favoriser certains enseignants. « Ceux-ci passent d’une star school à l’autre, alors qu’on est supposé faire une rotation. » Le président de la PSEU dit détenir des preuves à ce sujet et compte les remettre au Premier ministre en personne d’ici la semaine prochaine. « Dans son message à la nation pour le nouvel an SAJ a dit qu’il n’y aura pas de favoritisme et nous croyons en ses paroles. Une copie du dossier sera envoyée à la ministre de l’Education. »
Dans la foulée, la PSEU réclame la démission de Vinod Seegum comme président de la GTU. Selon son président, ce dernier « n’a plus le droit moral de rester en poste après avoir annoncé sa candidature pour le Parti travailliste aux dernières élections. » De même, ajoute Jeeanlall Kassinathdoss, « Vinod Seegum a un statut de DHM et ne peut venir défendre les enseignants. » Il reproche également à ce dernier des « promesses non tenues », comme l’alignement salarial et déplore « l’absence d’élection à la GTU car tous les challengers potentiels ont été expulsés. »
Par ailleurs, la PSEU dit attendre des éclaircissements sur le nine year schooling et invite à ne pas prendre de décisions irréfléchies. Pour Jeeanlall Kassinathdoss, Vasant Bunwaree avait déjà engagé des discussions à ce sujet, tout comme des ateliers pour la révision du CPE et il serait bon que tout cela soit pris en considération et qu’une feuille de route soit présentée avant d’aller de l’avant avec ce projet. De même, le syndicat lance un appel à la ministre de l’Education, Leela Devi Dookun-Luchoomun, pour l’abrogation de l’amendement apporté à l’Education Act en 2011, interdisant les leçons particulières en Std IV. Selon la PSEU, « c’est aux parents de décider si leurs enfants ont besoin de leçons ou pas. »
Le syndicat souhaite également une révision de l’Enhancement Programme au lieu de son élimination pure et simple. « Si on en fait un remedial course, cela profiterait aux élèves ayant des difficultés, au lieu qu’ils restent à l’école pour apprendre la musique et le slam. »
Finalement, la PSEU souhaite la révision du curriculum du primaire, afin « d’alléger le fardeau des enfants et des enseignants. » Il invite également la ministre de l’Education à ne pas céder à la pression de certains syndicats.