Le ministère de l’Éducation procède en ce moment au recrutement des Supply Teachers pour 2016. Si cette pratique est courante depuis quelques années, beaucoup s’attendaient à un changement avec le nouveau régime. Car ces postes temporaires représentent un inconvénient, à la fois pour les enseignants et pour les collèges.
Alors que le recrutement des instituteurs du primaire est en cours, le ministère de l’Éducation a lancé depuis hier un appel à candidature pour des Supply Teachers dans les collèges pour l’année 2016. C’est une grosse déception pour ces enseignants, qui s’attendaient à une régularisation de leur situation. Ils sont environ 300 à 350 enseignants à opérer comme Supply Teachers dans les différents collèges d’État du pays. On retrouve ces enseignants temporaires pour les matières académiques aussi bien que pour les classes comme la musique, l’éducation physique ou les langues orientales.
Le problème qui se pose avec ces enseignants est qu’ils ne sont pas placés dans un collège précis, mais peuvent travailler à la fois dans deux ou trois collèges, selon les jours définis. Ce qui pose un inconvénient à la fois pour l’enseignant et les collèges. Priya, qui travaille comme Supply Teacher depuis plusieurs années, confie que le plus gros problème est que l’enseignant n’a aucun statut. « Nous sommes des enseignants temporaires. Nous faisons le même boulot que les autres, mais nous avons un traitement différent. On ne peut même pas faire des projets et encore moins contracter un emprunt auprès de la banque. »
Madoo Ramjee, président de l’Association des Recteurs, reconnaît lui aussi que la formule des Supply Teachers comporte quelques inconvénients. « C’est une alternative pour pallier le manque d’enseignants dans le secondaire. Mais le mieux aurait été d’avoir des enseignants à plein temps. »
Il rappelle que suite à une affaire en cours récemment, 53 enseignants seront bientôt promus Deputy Rectors. « Il y aura des postes à remplir. » Il ajoute que l’autre problème avec les Supply Teachers est que ces derniers peuvent partir à tout moment s’ils ont un meilleur emploi, étant donné qu’ils sont temporaires. « Il est aussi dommage que, par le passé, on s’est retrouvé avec des personnes qui n’avaient pas le niveau. »