“Nous ne demandons pas de régler un problème financier, mais il incombe à l’État de prendre la responsabilité d’assurer l’éducation des enfants handicapés”, ont tenu à préciser la direction, le personnel et les parents d’élèves des écoles de l’Association des parents d’enfants inadaptés de l’île Maurice (APEIM). Lors d’une conférence de presse, jeudi dernier, à l’école de l’APEIM de Port-Louis, Armand Tadebois, membre du conseil d’administration de l’association, a souhaité apporter des précisions quant à la prise de position de l’APEIM. Celle-ci, souligne-t-il, concerne le droit des enfants. Par ailleurs, lors du point de presse, la direction de l’association, les employés et les parents ont assuré qu’il n’y avait aucun “problème interne”.
“Ce n’est qu’en 2005, quand l’APEIM s’est battue pour démontrer cette inégalité que toutes les associations ont obtenu le grant-in aid”, indique Armand Tadebois, avant d’ajouter : “Le grant-in aid, en 2012, s’élève à Rs 19 880 par enfant par an, alors qu’au niveau du secondaire le chiffre est de Rs 45 000 par enfant par an, soit plus du double. N’y a-t-il pas là une injustice flagrante d’autant plus que nous savons qu’il coûte encore plus de s’occuper d’un enfant handicapé que d’un enfant normal?”