Le collège BPS Fatima de Goodlands a introduit cette année l’Education for Sustainability (EFS) dans ses classes de Form I. Ce programme mis en place par Ecological Living in Action (ELIA) en collaboration avec le Bureau de l’Éducation Catholique (BEC) vise à sensibiliser les jeunes sur le respect de l’environnement. Ce projet a amené le collège à réaliser une étude scientifique pour voir l’impact de l’activité scolaire sur l’environnement et adopter des mesures correctives. BPS Fatima peut compter pour cela sur le soutien financier de la Terra Foundation.
Sensibiliser les jeunes sur les bons gestes et les faire réfléchir sur leur empreinte écologique : c’est le but de l’EFS. Au-delà du simple rapport à l’environnement, le programme touche également le sens de responsabilité des jeunes, leur capacité de réflexion et d’agir pour un monde durable. Au collège BPS Fatima, l’intégration de ce programme n’est qu’une suite logique à une démarche verte déjà engagée avec les classes d’agriculture et le jardin potager de l’établissement.
Sylvestre Larosée, recteur du BPS Fatima, ne manque pas d’ailleurs de souligner que le collège, situé en pleine nature, comprend une déjà une collection de plantes endémiques dans sa cour. De même, BPS Fatima est un des collèges du BEC pourvu de panneaux photovoltaïques et produisant sa propre électricité.
Avec l’EFS, c’est la conscience écologique de manière plus structurée qui fait son entrée au collège. Car cette activité comporte bien un programme, des mentors, ainsi que ses matériels pédagogiques. Sylvestre Larosée rappelle que cette initiative du BEC, commencée en 2011, a amené l’école à réaliser une étude scientifique pour mesurer l’impact de l’activité scolaire sur l’environnement. « Nous avons analysé notre consommation d’électricité, de gaz, fait un relevé du trajet des élèves et du personnel ainsi que la quantité de déchets produits. Par la suite, il a fallu trouver des mesures appropriées pour réduire leur impact sur l’environnement. »
Parmi celles-ci, on compte le reboisement de la cour du collège, la mise sur pied d’un club écologique et le tri des déchets.
Gilberte Chung, directrice du BEC, demande aux jeunes d’être toujours vigilants concernant leur empreinte écologique. « Vous avez la chance, ici, de produire votre propre électricité, mais cela ne veut pas dire qu’il faut faire du gaspillage. J’ai remarqué qu’il y avait cette tendance dans les collèges où nous avons installé les panneaux photovoltaïques. L’électricité gratuite ne veut pas dire qu’on peut en gaspiller. Le surplus peut être vendu au CEB. Surveillez votre empreinte écologique. »
L’EFS est mise en pratique dans 18 collèges du BEC. Un programme modifié sera bientôt introduit dans 48 écoles primaires. Soixante-dix enseignants, dix EFS mentors et 12 000 élèves sont engagés dans ce programme. C’est l’organisation Ecological Living in Action (ELIA) qui a élaboré les outils pédagogiques pour cela. Le concept repose sur trois piliers : adopter un système qui aide à la transformation, basé sur les valeurs et tourné vers le futur ; encourager la réflexion et la participation ; et agir pour un monde durable en prenant en considération l’interconnexion entre l’environnement, la société et l’économie.
Depuis peu, l’EFS compte également une plateforme électronique où les collèges ainsi que le public, peut accéder à des ressources : http ://educationforsustainability.info.