L’accord conclu entre l’Université de Bordeaux 2 – Victor Ségalen et le Centre Hospitalier de Bordeaux 2, d’une part, et le ministère de la Santé et l’Université de Maurice, d’autre part, qui date de 2001, est actuellement mis à mal.
Cet Accord de Coopération permet aux étudiants détenteurs de la Licence en Sciences Médicales de l’Université de Maurice et ayant réussi aux examens des modules de Sémiologie médicale et chirurgicale de continuer leurs études à l’Université de Bordeaux 2. Les détenteurs de la Licence en Sciences Médicales et de l’Attestation de Deuxième Cycle des Études Médicales de l’Université de Bordeaux 2 obtiennent leur MBChB de l’Université de Maurice avec le Sceau de l’Université de Bordeaux 2.
Jusqu’à 2014, quinze étudiants mauriciens avaient la possibilité de poursuivre leurs études de médecine à Bordeaux, après les quatre années commencées à l’UoM. Depuis l’année dernière ce nombre a été porté à vingt-cinq.
Le problème a, semble-t-il, plusieurs facettes : l’accord de coopération qui devait être renouvelé depuis l’année dernière n’a pas encore été signé par le ministre de la Santé, Anil Gayan. Ce dernier aurait d’ailleurs décidé de réduire le nombre de centres hospitaliers ouverts aux étudiants pour les besoins de leurs cours pratiques de quatre à un. Ce qui n’a pas semblé plaire aux autorités universitaires bordelaises. D’autre part, pour la première fois depuis l’introduction des cours de médecine à l’Université de Maurice, aucun étudiant n’a été recruté l’année dernière. Du coup, l’accord de coopération vacille. Dans les milieux concernés on ne comprend pas comment l’Université de Maurice n’a pas réagi devant les menaces qui pèsent sur une faculté qui a permis de former plusieurs dizaines de Mauriciens. Dans les milieux concernés, on se demande qui veut faire du tort à cette faculté, et si ce dossier a été bien défendu par les principaux concernés auprès des autorités universitaires françaises.
L’accord entre l’UOM et Bordeaux était devenu un exemple cité par les autorités françaises comme modèle de coopération en matière d’éducation tertiaire.
De passage à Maurice l’année dernière, le professeur Dominique Midy, représentant de l’institution bordelaise, affirmait que « c’est une formation pertinente et de bon niveau. Les étudiants mauriciens sont traités comme les étudiants français : même examen, même notation, mêmes questions, donc même niveau d’excellence ». Il avait fait comprendre que les enseignants bordelais évaluent les lieux des stages, en vérifient la qualité et s’assurent aussi de la qualité des maîtres de stages. Le contentieux actuel fait tache d’encre dans une coopération marchait bien et qui était située dans la durée à un moment où plusieurs institutions tertiaires françaises veulent conclure des accords de partenariat avec Maurice. Il est également un paradoxe tenant en compte les déclarations officielles concernant la transformation de Maurice en un centre de connaissance. La question prend actuellement une dimension diplomatique.