Par la voix de son président Vikash Seewsagur, l’UTM Employees Union a réclamé hier l’institution d’un fact-finding committee en vue de « connaître la vérité sur ce qui se passe » au sein de cette institution tertiaire. « Nous réclamons aussi la révocation ou la suspension immédiate de la directrice », a-t-il déclaré.
Selon Vikash Seewsagur, le gouvernement « est au courant de ce qui se passe à l’UTM » depuis 2015. « Nous avons écrit à plusieurs reprises à la ministre de tutelle, Leela Devi Dookun, et à l’ancien Premier ministre, sir Anerood Jugnauth, mais la ministre ne nous a jamais reçus pour nous écouter », a-t-il déploré, avant d’énumérer les nombreux problèmes d’infrastructures qui affectent cette institution tertiaire, dont la climatisation, la fourniture d’eau et d’électricité, la maintenance des équipements, le ramassage d’ordures et le nettoyage de la cour, ainsi que la pénurie de papier. Il y a « aussi la terreur et la dictature qui règnent sur le campus depuis ces deux dernières années ».
Vikash Seewsagur a relaté que les infrastructures n’ont pas été modernisées depuis les 15 ans que cette institution existe. « Le management d’alors faisait en tout temps des efforts pour améliorer les services en général, même s’il pouvait mieux faire », a-t-il déclaré. Toutefois, « le nouveau management dit vouloir mettre de l’ordre dans cette institution mais, en réalité, il est en train de créer du désordre ».
Le président de ce syndicat a rassuré la population que le personnel de cette université est « compétent », ajoutant : « Il possède les qualifications requises et l’expérience nécessaire pour mener des cours. La preuve, comme la ministre elle-même l’a dit, cette université a produit 1 000 gradués durant les trois dernières années. »