Le Premier ministre a soutenu que l’éducation sera toujours à l’agenda de son gouvernement car « sa mem nou resours sa. » Navin Ramgoolam se dit confiant que la création de l’Open University de Bel-Air, qu’il a inaugurée hier, sera un succès. Il a par ailleurs annoncé pour bientôt la construction d’un marché à l’intention des habitants de la localité.
« L’éducation est la réponse à l’exclusion », a déclaré le Premier ministre, après un long discours dont la majeure partie était consacrée à la vie de sir Seewoosagur Ramgoolam. Selon lui, ce sont des catholiques et des musulmans qui ont aidé son père dans sa vie éducative. Les premiers l’ont aidé à entrer à l’école primaire et les seconds ont payé une partie de ses frais d’études tertiaires en Angleterre. « Si SSR n’était pas éduqué, li pa ti pou kapav fer seki li finn fer pou pei », a-t-il soutenu, avant de citer l’ancien président indien, Abdul Kalam, fils de pêcheur mais qui est devenu l’un des plus grands scientifiques indiens et aussi le président de son pays. « L’éducation est importante dans la vie », a lancé le Premier ministre.
Navin Ramgoolam a aussi critiqué ceux qui en 1977 étaient contre l’éducation gratuite, estimant que le pays allait faire faillite. « Zordi pei finn reysi gras a ledikasion gratis », a-t-il fait remarquer. Selon lui, l’ancien président de la république sir Anerood Jugnauth était contre le transport gratuit aux élèves. « Si mo ti ekout li, ki ti pou arive-la ? »
S’agissant de l’Open University, le Premier ministre a indiqué que le gouvernement est en train de construire de telles universités dans plusieurs régions du pays. Celle de Bel-Air est la quatrième université publique à Maurice. « On disait qu’il n’y allait pas avoir de masse critique lors de la création de l’université de Maurice. Zordi pena plas dan liniversite », observe-t-il. Une somme de Rs 810 millions est investie par le gouvernement pour la création des campus de l’Open University, dont bientôt à Pamplemousses et à Montagne-Blanche, après Camp-Levieux. « Nous voulons que cette université devienne la fierté de ce village. Nous voulons réduire l’écart entre les villes et les villages », a fait ressortir Navin Ramgoolam.
Avant lui, le ministre de l’Éducation supérieure Rajesh Jeetah a fait ressortir que l’éducation est un droit fondamental « comme l’a souligné SSR dans la Constitution de Maurice ». Selon lui, « tou seki finn arive dan pei se gras a SSR e tou seki ou trouve-la ena lanprint sa PM-la. » Rajesh Jeetah a rassuré les jeunes qu’ils auront la chance d’entreprendre des études tertiaires de qualité qui leur permettront ensuite de trouver des emplois.
Pour sa part, le directeur général de cette institution tertiaire, Kaviraj Sukon, a rappelé que c’est la première fois qu’une université est créée dans un village. Les trois piliers de l’Open University, selon lui, sont l’accès, la qualité et le coût.
Environ 2 000 étudiants sont inscrits à l’Open University de Bel-Air où une cinquantaine de cours sont offerts.