Le collège Bhujoharry de la Tour Koenig a hier matin procédé au lancement de son projet « Ansam Nou Kapav » qui a pour but d’offrir mensuellement aux élèves un déjeuner qu’ils partageront avec le corps enseignant. Cette initiative permettra aux élèves de s’ouvrir et créer une intimité avec leurs enseignants…
Aider les enfants à s’adapter à l’école et combattre le combat de la violence, l’absentéisme et les malaises des jeunes, c’est le but du projet « Ansam nou kapav » qu’a lancé le collège Bhujoharry en présence du ministre de l’Éducation Vasant Bunwaree et celui de l’Intégration sociale Surrendra Dayal hier au sein du collège situé a La Tour-Koenig. « Le projet « Ansam nou kapav » a pris du temps avant de se réaliser à cause de problèmes techniques. C’est un projet qui me tenait beaucoup à coeur et j’espère qu’il sera un grand succès. Il permettra aux enfants de parler de leurs problèmes autour d’un repas. Il permettra aussi de créer une intimité entre les professeurs et leurs élèves, de créer une confiance qui servira à lutter contre la violence au sein de l’établissement, l’absentéisme qui est un fléau en ce moment… Nous voulons que les enfants se sentent bien », explique Ramdas Ellayah, le manager du collège. Le projet Ansam nou kapav assurera mensuellement un déjeuner gratuit aux élèves composé de plats végétariens et non végétariens. Ce repas sera pris en classe avec les enseignants pour ainsi créer un lien entre l’élève et son enseignant. À travers ce déjeuner, l’enfant sera libre de parler à ses camarades et à son professeur, de se confier sur les choses qui le minent… Cette activité que le collège a mis en place hier sera suivie d’activités de groupe qui apprendront aux jeunes à s’exprimer et à se sentir bien dans leur établissement. « Lorsque nous avons parlé de ce projet, nous avons décidé de faire un petit bilan de la situation des élèves et nous avons réalisé que beaucoup ont un dysfonctionnement dans leur famille, parents divorcés ou autre… Beaucoup manquent d’affection et de structures pour comprendre les choses de la vie. C’est pour cela que nous avons voulu créer un projet qui viendrait combler ces manques, et ainsi redonner confiance en ces jeunes. Il faut qu’ils sachent que nous sommes présents pour eux et qu’ici ils peuvent trouver du réconfort et s’exprimer. Il faut aussi savoir que les parents se sont réjouis de cette nouvelle », explique un enseignant du collège.