L’Université de Maurice figure parmi les cinq universités des pays du Groupe des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) qui ont été sélectionnées pour la mise en oeuvre du programme Edulink sur la gestion de déchets. Intitulé Collaborative curriculum Development on Waste management in Africa and the Pacific region (CODWAP), ce projet lancé en décembre 2008 tire à sa fin cette année.
Les cinq universités choisies avaient pour mission la conception et l’exécution d’un programme de développement professionnel fondé sur la mobilisation de ressource pour une gestion efficace de déchets. Les résultats de ce travail de trois ans seront présentés lors d’une conférence internationale en septembre.
Estimant qu’un à deux tiers des déchets solides générés ne sont pas collectés, et que les déchets collectés sont principalement éliminés dans les décharges non contrôlées ou sont ouvertement brûlés, polluant ainsi les ressources en eau, le sol et l’air, Edulink a développé le projet CODWAP, qui vise à favoriser la coopération entre les établissements d’enseignement supérieur européens et ceux des pays ACP dans le domaine de la gestion des déchets et autres problèmes environnementaux. Premier programme de coopération ACP/UE pour l’enseignement supérieur, Edulink est ouvert à tous les pays ACP et aux 15 États membres de l’UE signataires du 9e Fonds européen de développement (FED). Financé par la Commission européenne et mis en place par le Secrétariat de l’ACP, il vise à améliorer l’efficacité et l’impact de la coopération ACP/UE en matière d’enseignement supérieur.
Les cinq universités, de Maurice (UoM), Papouasie-Nouvelle-Guinée, Sierra Leone, Grèce et Allemagne, avaient été choisies pour mettre en commun leurs connaissances et améliorer ainsi l’éducation et la formation professionnelle sur la gestion des déchets solides. Les partenaires du projet ont été appelés à élaborer des outils pédagogiques personnalisés, pratiques et adaptés aux besoins et priorités des pays africains et du Pacifique. L’objectif étant d’améliorer les capacités et la sensibilisation sur des questions liées à la gestion de déchets dans une perspective de cycle de vie d’étudiants, d’enseignants, de membres de la société, ONG et autres acteurs locaux. Les cinq universités avaient également pour tâche de mettre en oeuvre un programme d’études supérieures en matière de protection de l’environnement et de gestion des déchets solides dans les pays en développement. Les autres activités principales comprennent des missions de formation, des ateliers et des séminaires interactifs pour les fonctionnaires, les représentants des ONG et des campagnes de sensibilisation pour le grand public.
L’UoM a pu lancer en octobre dernier un programme de Masters en Sustainable Solid Waste & Resource Management. Les autres résultats de ce projet pour l’UoM et les quatre autres universités feront l’objet d’une conférence internationale en septembre, qui marquera également la fin du programme et l’adoption d’une série de recommandations sur la gestion des solid waste. Cette conférence de cinq jours comprendra des sessions orales, une exposition de posters, une petite exposition par des entreprises travaillant dans ce domaine.
Les autres thèmes de la conférence porteront sur les expériences et les nouveaux développements dans le traitement de la gestion des déchets et des méthodes d’élimination des flux de déchets pour les pays à revenus moyens.