L’ancien ministre des Affaires étrangères Arvin Boolell a, dans une déclaration au Mauricien ce matin, demandé au gouvernement d’instituer un comité pour étudier l’impact financier de la crise de la dette en Grèce sur Maurice. La Banque centrale européenne a en effet décidé hier de ne pas avancer de nouveaux prêts d’urgence aux banques grecques.  Cette décision augmente les risques de fermeture des banques et la limitation des retraits d’argent en Grèce. Les prêts d’urgence, dont bénéficie Athènes, s’élèvent actuellement à 89 milliards d’euros, que les banques grecques utilisent pour approvisionner les comptes des clients venus retirer leur argent.
Les ministres des Finances de la zone euro ont rejeté samedi une requête de la Grèce visant à reporter le délai de remboursement de 1,6 milliard d’euros, que le pays doit au Fonds monétaire international. Selon les observateurs internationaux, cette mesure de la BCE augmente aussi les chances d’un retrait de la Grèce de la zone euro.
Certains observateurs entretenaient l’espoir de trouver un dénouement d’ici demain, date de l’expiration d’une échéance de remboursement de 1,6 milliard d’euros de la Grèce au FMI. Le Premier ministre français, Manuel Valls, a exhorté les Grecs à « revenir à la table des négociations » et appelé à « tout faire » pour que le pays reste dans l’euro. Interviewé dans le tabloïd allemand Bild, Yanis Varoufakis, ministre grec des Finances, a jugé que la chancelière Angela Merkel détenait « la clé » pour dénouer la crise. « Les chefs de gouvernement de l’Union européenne doivent agir. Et parmi eux, Mme Merkel détient, en tant que représentante du pays le plus important, la clé. J’espère qu’elle va l’utiliser », a déclaré le ministre grec, ajoutant que son gouvernement était « ouvert à de nouvelles propositions des institutions ».