Un problème dont chacun a un jour entendu parler : le viol dans le contexte familial. Poonam Seetohul s’est penchée sur la chape de silence choisie par les victimes et leurs proches. Sans porter de jugement, elle recrée les affres d’une enfance violée dans Effluves du passé. Une pièce qui sera présentée les 11 et 12 juillet à l’IFM.
Poonam Seetohul donne un coup de projecteur sur un sujet tabou. Un sujet enfoui sous une chape de silence. L’histoire est inspirée d’un fait réel. Effluves du passé (traduction de Draught From The Past) met en scène une famille a priori sans histoire. Mais depuis le viol de la petite Hannah, rien ne sera plus jamais comme avant ce jour fatidique pour David et Anita. Deux ans plus tard, leur détresse immense est une plaie béante.
Effluves du passé examine cet après. “C’est ce qui s’est passé par la suite qui m’importe. On s’intéresse souvent aux faits divers, mais on ignore ce que deviennent les personnes impliquées. Cela me dérange énormément de ne pas savoir.” Poonam Seetohul s’est penchée sur le choix des gens. Ici, la décision de faire l’impasse sur un viol à caractère pédophile. Anita pense protéger sa fille. Ce choix se répercute sur son époux, David, contraint au silence malgré l’ignominie faite à sa fille. Ce silence ainsi que le sentiment de culpabilité et d’impuissance sont terribles.