Quelque 200 femmes ont répondu à l’appel lancé par le ministère de l’Égalité des genres pour une formation en politique en collaboration avec l’ambassade des États-Unis à Maurice. La ministre de la Femme Mireille Martin a procédé à l’ouverture de ces deux jours de formation à Ebène hier.
Political campaign training for women in Mauritius est l’intitulé de cette formation qui voit la participation de toutes celles qui souhaitent faire la politique active et de quelques-unes qui souhaitent devenir formatrice et s’engagent à former des femmes à faire de la politique.
Elles auront toutes l’occasion, pendant ces deux jours, de se familiariser ou d’apprendre les bonnes pratiques et techniques pour réussir dans leur entreprise.
C’est le Political Officer de l’ambassade des États-Unis, David Campbell, qui a introduit le sujet hier matin. Son intervention était suivie par celle de Paula Atchia, qui devait parler de son expérience locale et étrangère. Lisa Derrickson, US Embassy Management Officer, est intervenue sur la préparation d’une campagne. Les organisateurs ont aussi fait appel à la commission électorale. Le commissaire Abdool Rahman devait intervenir sur les provisions de la loi concernant les candidats et les élections. La session d’hier devait prendre fin avec une tranche intitulée Campaign materials development animée par David Campbell.
Aujourd’hui, le Chargé d’Affaires de l’ambassade des États-Unis Troy Fitrell devait faire un exposé sur Leadership, good governance, accountability and transparency. Deux heures devaient ensuite être consacrées à la prise de parole en public. Cet après-midi, les participantes seront initiées aux techniques de relation presse. La formation prendra fin avec une interaction avec les femmes parlementaires mauriciennes. Selon le programme, Nita Deerpalsing du Parti travailliste, Marie Rose Delima Edouard de l’OPR, Françoise Labelle du MMM, Leela Devi Dookun-Luchoomun du MSM et Aurore Perraud du PMSD devraient être présentes à cette session présidée par Sheila Bunwaree.
Prenant la parole à l’occasion de l’ouverture de cette session de formation, Troy Fitrell a loué l’engouement des Mauriciens pour faire de la politique. Il constate que même aux États-Unis les femmes sont sous-représentées mais précise que les deux pays ont les mêmes souhaits et les mêmes besoins. Pour lui, « tout pays qui ignore la créativité d’un segment de la population se fait du tort. Il crée des obstacles à son développement que ce soit sur le plan économique ou social ». Troy Fitrell estime que quand on dit que tout le monde doit avoir l’occasion de faire de la politique, « on parle de la moitié du pays qui n’a pas les moyens ou la possibilité de la faire. Cela peut être pour des raisons formelles ou informelles ou historiques ».
La ministre de l’Égalité des genres devait lors de son intervention affirmer que l’amendement de la Constitution pourvoit la non-discrimination sur une base sexuelle et que la Local Government Act de 2011 est une loi historique qui garantit au moins un tiers de femmes candidates pour les élections locales.
Elle a aussi rendu hommage à Sheila Bappoo, ministre de la Sécurité sociale, de la solidarité nationale et du Bien-être des personnes âgées, qui est pour elle « one of the longest lasting women in politics and who is still active ». « Elle est un exemple pour toutes les femmes politiciennes ou qui s’intéressent à la politique », a dit Mireille Martin en présence de Sheila Bappoo.