Le massacre d’État, longtemps annoncé en Égypte, a bel et bien eu lieu, fracassant les chances de compromis politiques propres à approfondir l’expérience démocratique sans précédent en pays arabe musulman et à renforcer un jeune et fragile État de droit.
Au moment d’écrire (jeudi soir à Montréal), le régime putschiste admettait 638 morts, en insistant sur 43 policiers tués, et 4.200 blessés. Or dès mercredi, l’organisation des Frères musulmans (FM) parlait de plus de 2.200 tués et 10.000 blessés – le régime s’en tenait alors à une centaine de tués et 300 blessés !