Dans une correspondance avec pour signataires « students whose future have been ruined because minister Jeetah insisted to make easy money » et datée du 1er février dernier, un groupe d’étudiants de l’Eastern Institute of Integrated Learning (EIILM), à Ebène, font part de leur craintes quant à leur avenir au Premier ministre. Ils réclament le départ immédiat du ministre Jeetah et demandent à Navin Ramgoolam d’instituer une Commission d’enquête pour qu’ils sachent la vérité sur cette affaire.
« EIILM fraudulently taken our money. We paid to study a course which is not valid. EIILM has stolen our money and nothing is being done by the relevant authorities because Minister Rajeshwar Jeetah is using his power to protect his family members and family business, to our detriment », écrivent-ils. Rappelant que le père du ministre de l’Enseignement supérieur a admis, sur les ondes d’une radio privée, qu’il y avait conflit d’intérêts, ils se demandent pourquoi la Central Criminal Investigation Division (CCID), ou encore l’Independent Commission Against Corruption (ICAC) ne songent pas à démarrer une enquête.
Leurs tentatives d’en savoir plus auprès de la Tertiary Education Commission (TEC) ne se sont pas révélées fructueuses dans la mesure où un officier de cette Commission, selon eux, leur auraient induit en erreur : « One TEC officer made abuse of her position and misled us. She kept saying that EIILM Branch Campus (Mauritius) is not an offshore campus, when in fact it is an illegal offshore campus operating in Mauritius. She kept playing with words just to defend EIILM and the minister Jeetah. » Plus loin, ils écrivent que l’officier a été chargé de travailler sur tous les dossiers relatifs aux institutions tertiaires implémentés par la famille Jeetah notamment ceux de Wolverhampton et Boston campus.
Et de poursuivre dans le même ordre d’idées : « Now, there is no way out! We have come to know that UGC (Ndlr University Grants Commission of India) has said that the qualifications of EIILM Branch Campus (Mauritius) are not recognized. Althoigh TEC says it is, it is not! TEC is following minister Jeetah’s instructions and is fooling the public. »
Ils écrivent plus loin qu’ils ont eu vent que deux hauts cadres de l’UGC étaient à Maurice du 27 au 29 janvier pour tenter de régulariser la situation mais que rien n’a
pour autant changée. Pire, disent-ils, « the worst happen when we, students form EIILM sat for exams last year at the Mauritius Examination Syndicate (MES). There were around 40 students but MES had only 20 exam papers. EIILM, when informed, had to bring some 20 additional papers to be distributed to the students in the hall. More shocking, two members from Jeetah famimy were taking part in the exam. Sealed exam papers should be in possession of MES not Jeetah. »
S’adressant cette fois directement au Premier ministre, Navin Ramgoolam, ils se demandent : « Mr Prime minister what will happen now? Being a very diplomatic person, we are still not believing how someone like you has been misled. Mr Prime minister, you will have to answer the population. This time, we are talking about the career of so many students. » 
Soutenant que leurs diplômes ne seront point validés, ces étudiants estiment qu’ils ont été arnaqués. Voulant à tout prix que « truth prevails », ils demandent qu’une Commission d’enquête soit instituée pour faire la lumière sur cette affaire et réclament par la même la démission du ministre Jeetah : « Remove minister Jeetah from his actuel position and suspend all those who are linked in this sector. We plead you to take action against all wrong doers. »
Et de terminer en réaffirmant leur confiance en le Premier ministre « we believe in you and we hope that there will be justice ». Ils expliquent enfin qu’ils ne signent pas la lettre par peur de représailles.