Le bras de fer engagé avec les autorités indiennes, en particulier l’University Grants Commission (UGC), au sujet de la reconnaissance des offshore campus centres, dont l’Eastern Institute of Integrated Learning and Management (EIILM) d’Ébène, pourrait être résolu. En effet, des tractations engagées en marge de la récente visite du ministre des Ressources humaines de l’Inde, Pallam Raju, et du président de l’UGC, Ved Prakash, devraient déboucher sur un terrain d’entente pour la reconnaissance formelle de l’institution tertiaire gérée par le Jeetah Trust, de même que cinq autres offshore campus centres, dont la Mauras School of Dentistry. Toutefois, les procédures pour la mise au point des conditions pourraient être gênées par des problèmes survenus au niveau de l’administration de l’UGC dont le secrétaire, Akhilesh Gupta, a soumis sa démission pour incompatibilité avec le président Ved Prakash.
Une des premières retombées de la récente visite du ministre Pallam Raju et du président de l’UGC de l’Inde est que le cas de l’EIILM University d’Ébène et celui des cinq autres antennes d’universités indiennes pourraient être régularisés. Dans une de ses éditions en fin de semaine, le Times of Indian note que « the visit could result in regularization of six higher educational institutes who have set up off-shore campus without seeking clearance of the University Grants Commission (UGC) ».
Le quotidien indien souligne que « the act would be a volte-face by the UGC that has all along been in favour of strict action against Indian institutes, which have set up off-shore campuses without its clearance ». Ces offshore campus centres ont démarré leurs activités dans le domaine de l’enseignement supérieur à Maurice sans l’autorisation de l’University Grants Commission de l’Inde.
D’ailleurs, au début de septembre dernier, le secrétaire de l’UGC de l’Inde avait servi une mise en demeure au vice-chancelier de l’EIILM University de l’État du Sikkim car la Commission indienne « takes serious view of the complete violation of UGC (establishment of and maintenance of standards in private universities) Regulations, 2003 by the EIILM University ». L’université de l’EIILM de l’État du Sikkim fut ordonnée de fermer son antenne universitaire à Maurice. Sur la base de cette injonction, la Tertiary Education Commission avait réclamé des précisions et des compléments d’informations de ces institutions mauriciennes dans un délai de deux semaines.
La nouvelle posture adoptée par la direction de l’UGC suite aux récentes consultations avec les autorités mauriciennes est présentée comme une volte-face car « UGC has all along been in favour of strict action against Indian institutes, which have set up off-shore campuses without its clearance ». Lors des discussions avec les autorités mauriciennes, le président du conseil d’administration de l’UGC s’est appesanti sur le fait que l’EIILM n’avait jamais obtenu l’autorisation pour un opérer un campus à Maurice.
Ved Prakash devait faire preuve de flexibilité en laissant la porte ouverte en vue de trouver une solution au lieu d’appliquer la sanction de la fermeture préconisée par le secrétaire de l’UGC, Akhilesh Gupta, dans la correspondance officielle de septembre dernier. Rapportant les résultats de la mission à Maurice, le Times of India ajoute que « Ved Prakash argued that quality of higher education is a matter of concern but expressed hope that it will be resolved soon as certain requirements need to be fulfilled. A senior UGC official associated with the framing of regulations said, “Stage is set for regularizing EIILM and others. It could be embarrassing but students cannot be left in the lurch” ».
En marge de la promulgation de ces conditions pour une régularisation annoncée des activités d’EIILM (Mauritius Branch) et des cinq autres antennes universitaires indiennes à Maurice, l’UGC est ébranlée par des contestations au haut niveau, avec l’autorité du président Ved Prakash contestée. Le secrétaire de l’UGC, celui qui prône la ligne dure face aux offshore campus centres, a préféré soumettre sa démission.
La presse indienne, faisant état de ce malaise à la tête de l’UGC, souligne que « Gupta felt he was bypassed by chairperson Prakash on major decisions ». Le président de l’UGC rejette avec véhémence ces accusations en ajoutant « we were in sync with each other. We never has a showdown ». Le secrétaire de l’UGC a refusé de commenter sa démission en public. Reste à savoir si ce climat au sein de l’UGC pourrait retarder la regularisation d’EIILM (Mauritius Branch) et d’autres universités indiennes à Maurice.