Désiré Johnson, du Parti Taxi Militant Malhéré Morisyen (PTMMM), posera sa candidature à l’élection partielle de Belle-Rose/Quatre-Bornes. Son objectif : « Être la voix des sans voix » au N° 18. Il se présentera comme un « révolutionnaire pour la justice et la paix ». C’est ce qu’il a annoncé en conférence de presse aujourd’hui à Port-Louis.
Désiré Johnson est déterminé : il sera candidat à la partielle au N° 18 sous la bannière du PTMMM. « Ce qui me pousse à me présenter, ce sont les démunis », affirme-t-il. Désiré Johnson souhaite travailler pour les personnes moins chanceuses. « Je souhaite que les personnes démunies puissent avoir un logement décent. Je suis disposé à travailler avec n’importe quel gouvernement. D’ailleurs, si je suis élu, je ne compte pas toucher mon salaire de député ou de parlementaire. Je donnerai mon salaire à une institution charitable. Je veux venir en aide aux gens », fait-il ressortir.
Le candidat estime que l’ancien et l’actuel régime gouvernemental n’ont rien fait pour les personnes démunies. « Je mets au défi le ministre Showkutally Soodhun, qui veut faire croire qu’il a construit des logements pour ces personnes. Or, ce sont des projets de l’ancien régime. De plus, je déplore la structure de ces logements, qui ne se résument qu’à une chambre. J’avais fait des propositions à l’ancien régime pour la construction de logements, mais elles n’ont jamais été prises en considération », regrette-t-il. Pour lui, les logements sociaux ne valent pas leur prix. « Rs 1 million pour un logement pas adéquat ! Or, ces mêmes logements peuvent coûter Rs 450 000 à Rs 600 000. J’ai proposé un logement de 500 pieds carrés variant entre Rs 450 000 à Rs 550 000, avec une mensualité de Rs 2 500 sur 25 ans », soutient-il.
Cet habitant de Pointe-aux-Sables avance qu’il est actif en politique depuis son jeune âge. Il avait adhéré au MMM avant de se retirer en 1979. « J’ai quitté le parti mauve et je n’ai adhéré à aucun autre parti. Je suis connu pour ma lutte pour la promotion de la justice et de la paix. Raison pour laquelle j’ai reçu beaucoup d’offres de partis politiques », explique Désiré Johnson.
Toutefois, dit-il, il a poursuivi avec son travail sur le terrain. « Une fois ma mission établie, personne ne peut m’arrêter. En 1982, j’ai été candidat aux élections municipales sous la bannière du PMSD. En 1985, j’ai été candidat sous la bannière d’un mouvement, et, en 2014, je me suis présenté comme candidat aux élections générales, sous la bannière du FSM. »