La Commission de l’océan Indien participera à l’observation des élections présidentielles et législatives du 25 octobre à Madagascar, a annoncé cette semaine le secrétaire général de la COI, Jean Claude de l’Estrac. Une délégation de 16 observateurs provenant des pays membres – Comores, Maurice, Réunion et Seychelles – y sera présente du 22 au 26 octobre pour le premier tour des élections. La composition de la délégation sera annoncée ce mardi.
L’information a été communiquée aux autorités malgaches par Jean Claude de l’Estrac au cours d’une brève visite à Antananarivo, en fin de semaine dernière. Au cours de cette visite, le secrétaire général de la COI a rencontré le Premier ministre et Chef du Gouvernement de la Transition, Omer Beriziky. Il a exprimé ses félicitations aux autorités malgaches pour les avancées significatives notées depuis « la recomposition et la restructuration » de la Cour électorale spéciale. Le SG devait souligner à nouveau que « ce sont des institutions malgaches qui ont décidé souverainement de ce retour à l’ordre juridique et constitutionnel qui permettra de tenir des élections internationalement reconnues. C’est en définitive une solution malgacho-malgache. »
Le Premier ministre a remercié chaudement la COI pour son « soutien et son accompagnement indéfectibles » face au « combat » que livre Madagascar. « Aujourd’hui, on commence à percevoir le bout du tunnel grâce à la communauté internationale et à l’intervention de la famille la plus proche de nous que sont les îles voisines. C’est grâce à cet accompagnement de proximité que Madagascar a pu avancer et c’est grâce à cette solidarité exemplaire de nos peuples des îles que nous pourrons aller de l’avant », a-t-il ajouté. « Madagascar a besoin d’hommes de bonne volonté qui pensent à l’intérêt général de la population (…). Si l’on a de bons gouvernants, on peut démarrer à une grande vitesse grâce à la variété de richesses que possède Madagascar. Notre pays devrait s’ouvrir avec les autres, car cela a permis le progrès chez les autres, et pourquoi pas chez nous », a encore déclaré Omer Beriziky.
Le secrétaire général de la COI s’est également entretenu avec Béatrice Atallah, Présidente de la Commission électorale nationale indépendante de la Transition (CENIT). Mme Atallah a adressé des remerciements à la COI et particulièrement au SG pour leur soutien. « Nous sommes reconnaissants envers vous Monsieur le secrétaire général car sans vous, sans votre présence à nos séances de travail, sans vos encouragements, sans votre soutien moral et apports techniques et financiers nous n’aurions pas pu arriver à ce stade ».
La présidente de la CENIT a fait part également de sa confiance dans le bon déroulement du scrutin et notamment de la sécurisation du processus pour laquelle un financement supplémentaire a reçu l’aval du gouvernement. Les discussions ont aussi porté sur le déploiement de l’équipe d’observateurs de la COI.
Enfin, le secrétaire général de la COI a fait une visite à la Représentante résidente du Système des Nations unies, Fatma Samoura. Elle estime que la présence physique du SG de la COI, de son représentant permanent, Claude Morel, lors des différents ateliers stratégiques du processus a revigoré et dynamisé les actions de la communauté internationale. « La médiation est un contact physique et permanent » et « la présence du Secrétaire général de la COI et de son représentant dans les moments forts du processus a impulsé une vitesse supérieure à la résolution de la crise. Si le processus réussit, le Système des Nations unies aura géré la technique et l’argent mais par contre la COI aura géré les hommes », a-t-elle conclu.