Le temps d’une campagne électorale, Maurice a changé de visage, pour ne pas dire de couleur. Dès l’annonce de la date des élections, il y a quelques semaines, les oriflammes, banderoles et affiches ont envahi ronds-points, murs, pylônes électriques, trottoirs et routes afin que les partis en lice, surtout les deux grands blocs, marquent leur “territoire”.
Avec tout ce qui restera des affiches, oriflammes et banderoles, ce sont autant de détritus supplémentaires dont il va falloir disposer. Les deux grandes alliances disent pourtant se soucier de l’environnement. Si le plastique a pratiquement disparu, le papier, le carton et le tissu représentent également une source de pollution que les services de voirie devront enlever. Tout cela a un prix. Certains doivent certainement se frotter les mains. Pour ceux qui sont dans le besoin, c’est de l’argent gaspillé inutilement et qui aurait pu servir à d’autres fins.
En dépit des interdits, certains ont profité de la campagne électorale pour transgresser nos lois. Recouvrir les infrastructures publiques des couleurs de son parti politique est aussi un acte de vandalisme. La Commission électorale a demandé que de telles pratiques n’aient pas lieu.
Alors que les modes de communication ont évolué, à travers les réseaux sociaux et autres plates-formes, et que l’accès à l’information est plus facile et rapide, cette présente campagne nous a montré que le côté folklorique des élections à Maurice est toujours d’actualité. Illustration à travers ces quelques clichés pris dans différentes circonscriptions.