Vingt-huit candidats âgés entre 23 et 76 ans brigueront les suffrages du 10 décembre sous la bannière de Lalit. Il y aura un candidat dans 16 circonscriptions et trois dans les quatre autres. De cette liste, 43% sont des femmes et 46% des travailleurs manuels. Lalit démontre sa différence par rapport aux partis traditionnels. Parmi les candidats, certains sont en effet des militants engagés de longue date tandis que d’autres ont rejoint le parti au fil des campagnes.
Lindsey Collen posera ses valises au N° 1 pour les prochaines élections générales. Ram Seegobin sera au N° 18, Rajni Lallah au N° 17, Alain Ah-Vee au N° 7, Kisna (Ragini) Rengasamy au N° 5 et Pushpa Lallah au N° 11. Ces principaux dirigeants de Lalit seront tous en joute avec au moins une figure importante des deux principaux blocs, mais rien n’a été calculé dans ce sens, assure-t-on au niveau du parti. « Le choix des circonscriptions s’est fait tout naturellement sur des considérations pratiques et sociales », dit Rajni Lallah.
Ces 28 candidats, précise Alain Ah-Vee, sont tous des personnes qui militent pour les différentes causes de Lalit, allant de l’émancipation de la femme à la reconnaissance de la langue maternelle, en passant par la campagne contre la carte d’identité biométrique et contre le système de “Best Loser”, entre autres. À 76 ans, Pushpa Lallah, veuve de l’ancien chef juge Rajsoomer Lallah, est la doyenne des candidats. Son engagement pour l’utilisation de la langue maternelle dans le préscolaire est très connu. La benjamine, Sonia Dick, 23 ans, a, elle, rejoint Lalit dans le cadre de la campagne contre la carte d’identité biométrique.
Lalit alignera trois candidats dans quatre circonscriptions, à savoir les Nos 1, 8, 11 et 20. Ces circonscriptions sont celles où le parti a plus d’assises. Mais aussi, précise Ram Seegobin, « c’est une manière de démontrer que Lalit ne fait le jeu d’aucun autre parti, car sur le terrain, il y a souvent des magouilles qui tendent à faire croire que Lalit a des arrangements avec tel ou tel parti ».
Par ailleurs, un tirage au sort sera effectué la semaine prochaine pour désigner la « communauté » de chaque candidat. Depuis 1983, Lalit procède à cet exercice pour démontrer son opposition au système de Best Loser. Cette année, les candidats de Lalit auront aussi la possibilité de ne mentionner aucune communauté, conformément au mini-amendement constitutionnel voté récemment. Cinq morceaux de bois, représentant les cinq possibilités, soit les quatre communautés citées dans la Constitution, et un “blank”.