Outre la décision du Prime Minister’s Office décrétant le mercredi 10 décembre jour férié pour le scrutin, une autre étape majeure dans les préparatifs en vue des prochaines élections générales a été franchie ce matin. L’Electoral Supervisory Commission et la Commission électorale ont entériné la décision d’inviter des missions d’observateurs étrangers pour suivre la campagne électorale, le déroulement du vote et du dépouillement des bulletins de vote le 11 décembre prochain. Les premières invitations aux organisations internationales et régionales ont déjà été lancées officiellement. D’autre part, le litige avec deux ayant le même nom, le Parti Socialiste Mauricien (PSM) avec un symbole identique, une main, a été tranché par la Commission électorale avec les responsables des deux partis informés par voie de Notices servis par le truchement d’huissiers.
Ce matin, le commissaire électoral, Irfan Rahman, a eu des consultations avec la haut-commissaire d’Afrique du Sud à Maurice, Nomvuyo N. Nokwe, au sujet des procédures et des formalités pour le séjour des missions d’observateurs étrangers pour les prochaines élections. La mission diplomatique sud-africaine à Port-Louis pourrait servir de base pour la coordination du déploiement des missions venant de la région ou encore représentant les organisations régionales.
« Nous avons déjà pris la décision de lancer des invitations officielles pour les missions d’observateurs aux élections. La nouveauté de cette édition est que la Commission de l’océan Indien (COI) a été invitée à se faire représenter sur le terrain. Nous avons déjà approché le secrétaire général de la COI à ce sujet », a déclaré au Mauricien le commissaire électoral à la mi-journée.
Parmi les organisations régionales et internationales déjà identifiées et qui ont également signifié leur intention de se faire représenter, il y a l’Union africaine, qui a déjà constitué une mission d’une trentaine de personnalités, l’Afrique du Sud, le Southern African Development Community Parliamentary Forum (SADPF), la SADC, la francophonie, la Commission de l’océan Indien et l’Electoral Institute of South Africa. Dans la plupart des cas, la haute commission d’Afrique du Sud assurera la liaison avec la Commission électorale pour les accréditations des membres des différentes missions, qui devraient être sur le terrain dès le début de décembre prochain.
D’autre part, le Code of Conduct pour les élections législatives 2014 devra faire l’objet cet après-midi d’un ultime round de consultations avec le président de l’Electoral Supervisory Commission, Me Yousouf Aboobaker, Senior Counsel. Une réunion de cette dernière instance est annoncée pour demain pour le vetting du Code of Conduct pour les élections générales 2014. Ce document pourrait être rendu public vers la fin de la semaine alors que tous les candidats déposant les Nomination Forms, lundi prochain, seront appelés à y souscrire.
L’Electoral Supervisory Commission, après de longues délibérations depuis samedi, a pris la décision d’enregistrer le PSM de Goodory aux dépens du PSM de Carrimkhan. De ce fait, 72 formations et alliances politiques sont reconnues officiellement par la Commission électorale. Le PSM de Goodory a eu les faveurs de la Commission électorale parce que pour les élections générales de 5 mai 2010, cette formation avait présenté des candidats, alors que l’autre était totalement absent sur le terrain.
« Aux termes des dispositions des National Assembly Election Regulations, nous avons informé formellement les responsables des deux partis par voie de Notices servis par des huissiers de la décision de l’Electoral Supervisory Commission. Ces règlements autorisent la partie se sentant lésée à faire appel en Cour suprême », a conclu le commissaire électoral à ce sujet.