L’enquête policière de la Special Cell du Central CID sur un enregistrement d’une conversation privée de sir Anerood Jugnauth, effectué à son insu et jugé extrêmement diffamatoire contre des membres de la famille du nouveau Premier ministre, a franchi une nouvelle étape depuis la matinée avec l’audition d’un politicien aux Casernes centrales. Comme prévu, le candidat malheureux de l’alliance PTr/MMM Pradeep Jeeha s’est présenté dans les locaux du Central CID à 11 h en compagnie de son homme de loi, Me Viren Ramchurn.
À la mi-journée, Pradeep Jeeha était toujours entre les mains des enquêteurs dans le cadre de l’investigation initiée à cet effet. À ce stade, aucune indication n’était disponible afin de savoir si le candidat Pradeep Jeeha serait sous le coup d’une arrestation, tout comme le couple Ramnarain, dans le sillage de cette affaire d’enregistrement ayant surgi à la veille des élections générales avant que Pravind Jugnauth ne consigne une déposition au Central CID. Cependant, les recoupements d’informations auprès des sources policières dans la matinée, soit pendant le déroulement de l’audition du principal concerné, laissent comprendre que Pradeep Jeeha ne pourra échapper à une inculpation provisoire au vu de la conjoncture actuelle. Tout porte à croire que les enquêteurs du CCID tenteront d’établir un éventuel lien entre le candidat des rouges/mauves et cet enregistrement, ou encore s’il a fait état de la teneur de cette conversation enregistrée lors de ses interventions politiques dans le cadre de la campagne électorale.
D’autre part, le couple Ramnarain est en liberté conditionnelle depuis la semaine dernière après son arrestation et inculpation provisoire de Breach des dispositions de l’Information, Communication and Technology Act (ICTA). Le principal suspect, Madhukar Ramnarain, qui a passé deux nuits en cellule policière avant d’être remis en liberté sous caution sur ordre du magistrat siégeant au tribunal de Port-Louis en fin de semaine, a choisi de faire valoir son droit au silence. Toutefois, Madhukar Ramnarain aurait laissé échapper au cours de ses séances d’interrogatoire au CCID que « mo kwar sa zafer la enn trikaz e lin fabrike de tout pies ». L’enquête se poursuit.