Alors que l’on annonce une possible hausse des tarifs d’électricité, pouvant aller jusqu’à 20%, les Mauriciens tardent à adopter une attitude responsable de leur consommation d’énergie. Quelques gestes simples permettent pourtant de réduire le montant de sa douloureuse.
L’annonce est tombée comme un couperet il y a deux semaines : sous le prétexte de financer la production d’énergies renouvelables, les experts du Central Electricity Board planchent actuellement sur le taux de l’augmentation que l’organisme devrait facturer à la population dans les mois à venir. Ce dernier, affirment certains, devrait être de l’ordre de 10 à 20% en plus. “CEB pe pran Morisien pou kouyon”, “Gouvernman pa pe fer so travay”… Autant dire que l’annonce ressemble à une douche froide ayant échauffé les esprits. Et de voir se multiplier les critiques envers la gestion des comptes de notre service public.
Jeter la pierre aux seules autorités apparaît cependant bien facile. Bien entendu, l’on pourra toujours fustiger l’inefficience d’une politique énergétique désuète, quasiment anachronique, tant celle-ci semble quelquefois se trouver à des encablures des tendances vertes affichées par le slogan MID (Maurice Île Durable). Mais il est fort à parier que les contestations ne changeront rien à l’affaire. Aussi, dès lors que l’on nous promet une hausse des tarifs pouvant aller jusqu’à 20%, pourquoi ne pas modifier nos habitudes pour économiser ces mêmes 20% en termes de consommation électrique ? Impossible ? Loin s’en faut.
Pour y arriver, il importe d’abord de prendre conscience de l’importance d’économiser l’électricité. D’autant que les enjeux ne sont pas purement d’ordre financier. Réduire sa consommation permet en effet une limitation des émissions de gaz dits à “effet de serre”, qui sont excessives dans notre pays, dépourvu, faut-il le rappeler, de centrale nucléaire.