Lors du lancement d’une nouvelle formule de nourriture pour animaux à Panchavati jeudi, le ministre de l’Agro-industrie et de la Sécurité alimentaire, Satish Faugoo, a estimé que « Panchavati est un village phare » et se veut une « vitrine, dans la mesure où c’est une région où l’effort de l’éleveur est reconnu ».
Satish Faugoo a réitéré à cette occasion la volonté du gouvernement de vulgariser une série de programmes qui aideront les éleveurs à devenir des professionnels. Un de ces programmes vise à améliorer la race génétiquement et produire du fourrage de qualité pour les animaux, outre l’octroi d’un don de Rs 30 000 pour l’achat d’une vache et l’octroi de facilités d’emprunt à hauteur de Rs 57 000 à un taux d’intérêt de 3 % avec un moratoire de deux ans. « D’ici quinze ans, nous trouverons la différence. D’habitude, une vache produit dix litres de lait par jour. Or, à Curepipe, une vache produit vingt litres de lait par jour. Ainsi, nous encourageons des éleveurs à renouveler leur cheptel avec la race améliorée. Nous voulons produire du lait de qualité. Pour cela, des infrastructures modernes s’avèrent nécessaires », a déclaré le ministre Faugoo.
S’agissant de la nouvelle formule de nourriture animale, le ministre a déclaré qu’elle est appropriée pour les vaches et les chèvres. Cette démarche cadre avec la politique de soutien du gouvernement pour les éleveurs afin que ceux-ci puissent devenir indépendants. « Le nombre de têtes de bétail qui était de 16 000 en 1983 a été à réduit à 11 000 en 1985. Pour ce qui est de la production de lait qui était de 2 millions de litres en 2005, elle est passée à 9 millions de litres en 2011, soit une hausse de 450 % », a-t-il dit. Pour ce qui est de la consommation de lait et des produits laitiers, elle continue de s’accroître : la facture d’importation du pays est passée de Rs 1 milliard à Rs 2 milliards entre 2001 et 2007. Aujourd’hui, elle a atteint les Rs 3 milliards.
Également présent, le ministre de l’Environnement, Deva Virahsawmy, a annoncé que Panchavati abritera le deuxième éco-village, après Pointe-aux-Piments. Sous ce projet, la route principale permettant au transport en commun d’assurer la desserte sera agrandie, des facilités seront octroyées aux éleveurs pour produire du biogaz et de l’électricité, une école maternelle sera construite et une jogging track y sera aménagée.