La British Union for the Abolition of Vivisection (BUAV) a lancé une campagne internationale contre l’exécution de macaques à Maurice. Dans un communiqué diffusé lundi, Noveprim group, engagé dans l’élevage à Maurice des macaques destinés à l’exportation, dénonce ce qu’il qualifie de « campagne de dénigrement orchestrée par un groupe d’Animal Extremists ».
BUAV mène campagne contre l’utilisation des animaux pour des expériences en laboratoire. Maurice, le deuxième plus important exportateur de macaques dans le monde, constitue une cible privilégiée pour l’organisation. Elle diffuse actuellement des photos qui, selon elle, démontrent que des macaques sont tués dans les laboratoires de Noveprim « parce qu’ils sont trop âgés » pour l’exportation.
Une dépêche diffusée par l’agence de presse AP affirme : « The group’s Sarah Kite called the killings a crual and senseless slaughter. She says the monkeys should have been released ». L’organisation estime à 10 000 le nombre de singes exportés annuellement par Maurice à des laboratoires en Grand-Bretagne et aux États-Unis.
Dans son communiqué, Noveprim estime qu’il « fait l’objet d’une nouvelle campagne de dénigrement de la part d’un groupe d’Animal Extremists ». Il dénonce fortement les interprétations « fausses et abusives d’images qui circulent actuellement sur le net ».
« Des extrémistes tentent à nouveau de manipuler l’opinion publique en interprétant des images de singes morts entreposés dans une salle, insinuant qu’ils auraient été mutilés et euthanasiés pour des raisons futiles et cruelles », explique le communiqué.
Le communiqué précise : « À Noveprim, le bien-être des animaux est une priorité absolue et le restera toujours. La maltraitance des singes au sein de ses unités d’élevage n’est pas tolérée. »
Selon Noveprim, les images doivent être placées dans un contexte lié aux principes de gestion d’un centre d’élevage.
« De par sa nature, une des missions de Noveprim est de préserver la santé des animaux et celle de ses employés. Dans une situation d’épidémie, et pour protéger la santé et le bien-être du plus grand nombre, une des mesures à prendre est l’euthanasie, l’autopsie et l’incinération d’animaux malades ou à risque. C’est la pratique acceptée internationalement, à l’image des mesures prises dans la gestion des épidémies telles que la vache folle, la peste porcine, la fièvre aphteuse, la grippe aviaire… », souligne le groupe Noveprim.
Le communiqué fait ressortir que Noveprim a fait face par le passé à des cas de tuberculose bovine et avait dû prendre les dispositions sanitaires nécessaires. « C’est ce qui pourrait expliquer l’existence de telles images », souligne le groupe.
Noveprim précise par ailleurs que la relâche de singes dans la nature est strictement interdite à Maurice.
De plus, Noveprim a adopté une stratégie d’ajustement de sa capacité de production en appliquant les mesures suivantes : arrêt de la capture de singes dès 2008 et vente de ses parts dans deux de ses unités d’hébergement et d’élevage.
NOVEPRIM GROUP est un des élevages de macaques le plus réputé de l’île Maurice. Il a été fondé en 1990 et exporte des macaques mauriciens, qui bénéficient d’un statut sanitaire et génétique exceptionnel, vers les établissements de recherche médicale en Europe et aux États-Unis, lesquels sont à la source de nombreux progrès médicaux bénéficiant à des milliers de personnes à travers le monde.