BRIJANAND SUMESSUR
Président – Education Officers Union

Suite à la tenue de l’atelier de travail sur le problème de la toxicomanie dans les collèges, à l’initiative de l’association des recteurs et assistants recteurs de collèges d’État, en collaboration avec l’Uniciti Education Hub, l’Education Officers Union (EOU), syndicat regroupant environ 1 500 enseignants des collèges d’État, voudrait lui aussi exprimer ses inquiétudes quant à la tournure que prend ce fléau dans les institutions scolaires.

Ce qui découle de la rencontre, qui a réuni 84 recteurs et assistants recteurs, c’est que la situation actuelle mérite l’attention de tout un chacun et qu’il faut absolument agir afin d’éviter qu’elle n’explose. Ces responsables d’institutions secondaires d’État, il faut le reconnaître, parlent en connaissance de cause et conséquemment on ne peut nier la gravité du problème.

Ce qui nous inquiète davantage, c’est le mutisme du ministère de l’Éducation sur le sujet. Après lecture des comptes rendus dans les différents titres de presse, nous nous demandons s’il y avait un représentant du ministère à cet atelier de travail… Dans tous les cas, le ministère de l’Éducation s’intéresse-t-il véritablement à ce problème? Le comble, c’est que les recteurs, malgré toute leur bonne volonté, ont avoué leur impuissance à prendre des mesures dans certains cas. En effet, l’absence d’un protocole précis en cas de délits de drogue dans les écoles rend la situation plus difficile.

Nous, au sein de l’EOU, pensons que le ministère devrait s’abstenir de pratiquer la politique de l’autruche face à ce problème. Il est grand temps qu’il prenne le taureau par les cornes car l’urgence de la situation l’exige. Il est un fait que les élèves, qui sont coupables de délits de drogue, ne sont souvent pas dupes et savent comment exploiter l’impuissance des recteurs et le laxisme du ministère.

Avant que la situation ne devienne intenable, voire explosive, nous voudrions humblement exhorter le ministère à prendre les mesures qui s’imposent afin de donner aux recteurs et aux enseignants les moyens pour contrer ce fléau. Il faut agir maintenant afin de protéger nos enfants car ils ne réalisent pas les conséquences de leurs actes.