Alors qu’elle n’avait que 14 ans, Christine a été violée par son oncle, puis par son cousin. Pendant trois ans, elle a été l’esclave sexuelle de ces deux membres de sa propre famille. Un père qui ne l’a pas cru quand elle s’est décidée à dénoncer son premier bourreau l’a murée dans le silence. Christine raconte comment elle s’est laissé abuser par les deux hommes, jusqu’à ce que la séparation de ses parents ne la libère de son calvaire.
“Sans que je m’y attende, il se roula sur moi, mit une main sur ma bouche et me vola ma virginité. Je ne sais pas si j’aurais crié si sa main n’était pas sur ma bouche. Ma première réaction fut de me laisser faire, car je ne comprenais pas pourquoi il le faisait. J’avais très mal, c’était une sensation que je pouvais à peine imaginer. Pourtant, je n’ai pas eu le réflexe de me débattre. Lui, c’était mon oncle, que je considérais un peu comme mon père. Je ne saurais expliquer pourquoi : peut-être avais-je trop peur ou peut-être que, malgré tout, je ne voulais pas déplaire à mon oncle qui me chérissait. Mon bourreau allait et venait en moi comme dans sa chose, j’étais sa propriété. Dans mes souvenirs, cela a duré environ cinq minutes. Je n’ai pas pleuré sur le coup, mais je suis restée longtemps dans ce lit à me remettre de mes émotions. C’était la première fois que je me faisais violer par mon oncle et je ne l’ai pas dit à mes parents ce jour-là. Cette nuit-là – comme beaucoup d’autres par la suite –, je n’ai pas réussi à trouver le sommeil.
J’avais 14 ans quand c’est arrivé, je n’étais qu’une enfant. Mon corps ressemblait à celui d’une femme. On me disait souvent que j’étais précoce. Mais je n’étais encore qu’une gamine. Je n’avais aucune vue sur les garçons à cette époque. Pour être tout à fait honnête, la sexualité était la dernière chose à laquelle j’aurais pu penser. J’étais davantage attirée par les vêtements et les jouets.