Fawza Legentil, une jeune femme habitant Plaine-Verte, avait été reconnue coupable par la Cour intermédiaire d’avoir vendu son bébé en 2010 à un couple qui prévoyait de s’établir avec l’enfant en Grande Bretagne. Cela, contre la promesse d’avoir une maison à Maurice et de se voir offrir un séjour en Grande-Bretagne. Elle avait alors 28 ans. La mère avait écopé de deux ans de prison pour trafic d’enfant. Elle avait également été condamnée à deux autres peines de prison de six mois chacune pour avoir fait une fausse déclaration au bureau de l’État civil et pour avoir donné des instructions à deux personnes pour jurer un faux affidavit. La magistrate Darshani Gayan avait cependant suspendu la sentence, ordonnant qu’une enquête sociale soit menée sur la jeune femme pour déterminer si la sentence pouvait être commuée en travaux communautaires. La Cour fera connaître sa décision le 3 mai prochain.
Fawza Legentil avait plaidé non coupable. Elle a été accusée d’avoir promis à un Mauricien résidant en Grande Bretagne de lui donner son bébé en juillet 2010. Fawza Legentil était aussi accusée d’avoir donné des instructions à Jacques Noël Assen Ally et à Vickram Shakti Bablee pour jurer un faux affidavit le 18 mai 2010 à Port-Louis. Tous deux avaient juré un faux affidavit devant la Cour suprême, affirmant que l’accusée Fawza Legentil et Bibi Naurezah Najurally étaient une seule et même personne. En fait, l’accusée avait donné un faux nom à l’hôpital à la naissance de sa fille. Toutes ces manoeuvres visaient à contourner une longue procédure d’adoption et à faciliter la tâche du couple pour emmener l’enfant au Royaume-Uni. Dans son verdict, le magistrat Darshana Gayan a souligné que Fawza Legentil a recouru à un plan bien calculé pour contourner les procédures formelles d’adoption.