D’ici les prochains mois, les autorités, engagées dans le recouvrement des fonds engloutis par l’écroulement de l’empire Rawat avec l’opération Daylight Robbery, misent sur un montant de Rs 6,8 milliards avec l’éventuelle conclusion de deux deals en négociations actuellement. Au cas où les réclamations d’assurance logées contre la Mauritius Union Assurance au titre des Directors Liabilities sont bouclées, ce montant pourrait atteindre les Rs 8 milliards vu que cette compagnie d’assurance fait face à une facture de Rs 1,2 milliard. Toutefois, dans un premier temps, l’accent est mis sur la conclusion des négociations pour la reprise d’Apollo-Bramwell, susceptible de générer des recettes de l’ordre de Rs 2,5 milliards, et ensuite la vente des actions représentant 23,34 %, appartenant à British-American (Kenya) Holdings Ltd au coût de Rs 4,3 milliards à une société d’investissement en Afrique du Sud. Ces Rs 6,8 milliards devront constituer un ballon d’oxygène pour l’opération de remboursement sous le Super Cash Back Gold. En effet, la ligne de crédits de Rs 3,5 milliards au taux d’intérêts de 3,75 % accordée par la Banque de Maurice à la fin de juin dernier court jusqu’en juin 2016.
En cette fin de semaine, le conseil d’administration de la National Insurance Company Limited devra se réunir pour décider s’il y a lieu d’entériner le Preferred Bidder Status au fonds d’investissements étranger basé à Londres avec son offre pour la reprise des opérations de la clinique Apollo-Bramwell, qui tente de garder la tête hors de l’eau dans le sillage du BAI Ponzi Scheme de Rs 24 milliards. En effet, cette étape devra être franchie incessamment vu que les promoteurs de ce fonds d’investissement ont déjà fourni aux autorités les derniers éclaircissements réclamés au sujet de la provenance et de la disponibilité des fonds requis pour la mise à exécution du projet de relance de la clinique de Dawood Rawat sur de nouvelles bases.
Avec une éventuelle décision favorable de la NIC, un calendrier de travail devra être élaboré conjointement avec les nouveaux acquéreurs en vue de conclure le deal au plus tard en décembre prochain. Il fait également prévoir un exercice de Legal due diligence et un Physical count des avoirs de la clinique. Dans les milieux autorisés et avec la conclusion du Request For Proposal mené par la firme BDO, l’on souligne que « la balle est dans le camp de la NIC pour la confirmation du statut de Preferred Bidder et les dernières négociations ».
Néanmoins, la restructuration du personnel de la clinique, dont le personnel est surnuméraire de quelque 200, soit au moins un sur quatre, suscite des inquiétudes. Des dirigeants de la Confédération des Travailleurs du Secteur Privé, en l’occurrence Jane Ragoo et Reeaz Chuttoo, sont en mode mobilisation en vue de préserver les acquis des employés mauriciens de la clinique.
En parallèle se déroulent des discussions délicates pour la réalisation de la participation de British-American (Kenya) Holdings Ltd à hauteur de 23,34 % au sein de Britam (Kenya) au coût de Rs 4,3 milliards. Une société d’investissement basée en Afrique du Sud a signifié son intention de se rendre acquéreur de ce portefeuille d’actions de Dawood Rawat dans cette entité. Le ministre des Finances, Vishnu Lutchmeenaraidoo, qui était en mission officielle en Afrique du Sud la semaine dernière, en a profité pour approfondir les discussions avec ce groupe, dont l’offre de Rs 4,3 milliards est qualifiée d’intéressante dans la conjoncture.
À ce stade, les parties concernées évitent de discuter publiquement des dessous des tractations triangulaires sur Britam (Kenya), soit la partie mauricienne, les acquéreurs d’Afrique du Sud et les autorités au Kenya. La participation de 23,34 % au sein de Britam assure, dans une certaine mesure, le contrôle au sein de la société, dont le Chairmanship et la nomination des responsables. Les dernières indications sont que les Kényans sont en quête de certaines garanties relatives à la présence des Sud-Africains au sein de cette Frontline company engagée dans divers secteurs économiques, y compris l’immobilier, à Nairobi.
Par ailleurs, la prise de position, jeudi prochain, des conseils légaux de la Mauritius Union Assurance dans l’affaire de la réclamation de Rs 1,2 milliard logée par le Special Administrator de BAI Co (Mtius) Ltd and Related Entities sera suivie avec attention. Le procès de l’une des plus importantes réclamations d’assurance dans le monde des affaires sera appelé Pro-Forma devant la Commercial Division de la Cour suprême. La compagnie d’assurances devra faire savoir si elle compte résister les réclamations ou non. Tout dépendra des directives des réassureurs étrangers, notamment de Singapour.
Des indications préliminaires pourront probablement être obtenues mardi prochain à l’Assemblée nationale. Le député du MMM Reza Uteem interpellera le ministre de la Bonne gouvernance, Roshi Bhadain, à sujet. Il demandera au ministre de préciser si la Financial Services Commission a déjà soumis des réclamations sous l’Insurance Cover souscrite au nom des directeurs et des représentants de BAI Co (Mtius) Co Ltd and Related Companies suite à l’éclatement du groupe BAI en avril dernier.