Avec la conclusion du transfert des Assets de l’empire écroulé de Dawood Rawat, dont Apollo-Bramwell, Iframac et Courts et la fin des négociations à Malte au sujet de GlobalCapital plc, l’attention est braquée sur Britam (Kenya) avec un placement substantiel en jeu. Les autorités s’attendent à générer des revenus de l’ordre de Rs 4,2 milliards avec la mise en vente des actions détenues par la BAI Co (Mtius) Ltd. Mais à ce jour, aucun repreneur potentiel international ne s’est manifesté en proposant une offre formelle avec la National Property Fund Limited assurant le Warehousing suite à une ligne de crédits de Rs 3,5 milliards accordée par la Banque de Maurice le 29 juin dernier. Sur le plan local, le Memorandum of Understanding en vue de constituer un consortium comprenant EAL Man Hin & Sons, New Iframac Motors Limited et la National Property Fund Limited (NPFL) pour la reprise d’Iframac sera soumis cet après-midi à l’approbation de l’assemblée des employés d’Iframac avec le Special Administrator, Yacoob Ramtoola, adressant une correspondance officielle à la direction de Mercedes-Benz en Allemagne l’informant du transfert des avoirs à la NPFL en cette fin de semaine.
En réponse à une interpellation supplémentaire du leader de l’opposition Paul Bérenger, lors du Question Time mardi, le ministre des Finances, Vishnu Lutchmeenaraidoo, a confirmé  qu’aucune offre ferme n’a été reçue par les Special Administrators de BAI Co (Mtius) Ltd and Related Entities pour la vente de participation au sein de Britam (Kenya). Le Price tag escompté est de l’ordre de Rs 4,2 milliards. Il a été des plus catégoriques à ce sujet.
« There was nothing firm to it. We, in fact, requested Barclays to see if they could help us secure one buyer for the whole lot. They said there might have one but no one secure. In fact, I can tell the House one thing, if there is a buyer for Britam at Rs 4.2 billion, we will sell it immediately », devait faire comprendre le Grand argentier suite à une interrogation du leader du MMM, qui voulait obtenir confirmation de l’existence d’une « firm offer to buy Britam, BA Investment in Kenya, for a sum above Rs 4 billion ». Les recettes de la vente de Britam, soit les Rs 4,2 milliards évoquées, devront pouvoir assurer en partie le financement des Zero-Coupon Debentures de Rs 2,6 milliards par an au cours de la période du 30 juin 2016 au 30 juin 2020.
En vue de contourner la difficulté de réaliser des avoirs du Chairman Emeritus de la BAI Dawood Rawat au Kenya, et face à l’échéance du remboursement de la seconde tranche du Super Cash Back Gold de quelque Rs 3,4 milliards, la Banque de Maurice a alloué une ligne de crédits de Rs 3,5 milliards à 3,75 % annuellement. La NPFL doit effectuer le remboursement le 30 juin 2016 avec cet organisme devant trouver des fonds de Rs 6,4 milliards au minimum en juin de l’année prochaine pour assurer ses engagements.
Avec le leader de l’opposition cherchant des éclaircissements au sujet des procédures suivies par la Banque centrale pour l’octroi de cette ligne de crédits, le ministre des Finances devait justifier cette injection de Rs 3,5 milliards en dépit du problème d’excès de liquidités dans le circuit monétaire. « There is no doubt that the national debt has increased substantially just because of this Rs 3.5 billion. So, it is in our interest also to ensure that this advance made to the National Property Fund is reimbursed in 2016. Again, I have to spell out that we don’t want to brader, to just sell off the properties that the National Property Fund has presently. So, it is not the best decision, but it is the best decision in this consensus we are facing », a-t-il dit.