Alors que la reprise des trois entités phares de l’empire Rawat écroulé, soit Iframac, Courts et la clinique Apollo-Bramwell, ne devra intervenir que vers fin juin, les Special Administrators, Mushtaq Oosman et Yogesh Basgeet, ont enclenché le dégraissage et l’épuration dans les principales entités. D’abord, des Chief Executive Officers (CEO) d’Iframac et de Courts, en l’occurrence les deux gendres du Chairman Emeritus de la BAI Dawood Rawat, à savoir Claudio Fiestritzer et Brian Burns, Valérie Rawat de la clinique Apollo-Bramwell, de même que les deux filles, la Seven-Million Dollar Woman Adeela Rawat et sa soeur Laina Rawat, de Seaton Investment, ont été limogés avec effet immédiat.
À ce matin, le nombre d’employés du groupe Rawat licenciés pour raisons économiques s’élevait à 175 alors que dans les jours à venir, le chiffre pourrait grimper davantage avec l’exécution de la première étape de la restructuration en cours. Les employés affectés par cette décision, regroupés par la Confédération des Travailleurs du Secteur Privé (CTSP), menée par les syndicalistes Jane Ragoo et Reeaz Chuttoo, étaient ce matin au siège du ministère du Travail et des Relations industrielles, en attendant le premier battage en vue d’un « rassemblement monstre » des victimes de l’arnaque Dawood Rawat annoncé pour le samedi 6 juin à Rose-Hill. Sur le front de l’enquête du Central CID au sujet du BAI Mega-Financial Scam, c’est le calme plat excepté une descente policière en vue de récupérer pas moins d’une centaine de dossiers et de comptes, placés dans une trentaine de boîtes, consacrés à des sociétés liées au conglomérat BAI.
La psychose de la perte d’emploi prend de plus en plus d’ampleur parmi les membres du personnel du groupe. Ce matin, le bilan intérimaire obtenu des sources officielles indiquait qu’au mois 175 employés étaient affectés. Aux quelque 120 employés de la clinique Apollo-Bramwell sont venus s’ajouter quelque 50 autres de Bramer Asset Management Ltd, littéralement transformée en coquille vide par la vente des propriétés immobilières investies dans la Bramer Property Fund Ltd. Force est de constater que ce nombre ne tient pas compte des licenciés de la GRNW Boat Yard Ltd ou encore ceux du top management.
Les dernières traces du clan Rawat au sein du groupe BAI ont été éliminées hier après-midi. La quasi-totalité des membres du clan Rawat, qui occupaient des positions stratégiques avec des salaires et conditions dont des fringe benefits au-delà de tout soupçon, ont été priés de vider les lieux pour faire de la place à un management de transition. Toutes les grosses cylindrées qui étaient en leur possession ont été récupérées et pourraient être mises en vente. Dans ce gratin du management limogé, l’on retrouve le tandem Claudio Fiestritzer/Brian Burns, les soeurs Rawat et Valérie Rawat d’Apollo-Bramwell.
Néanmoins, des employés de la clinique s’interrogent sur le maintien à son poste du Chief Financial Officer Swadeck Taher, présenté comme un élément incontournable du plan Dawood Rawat. Interrogé à cet effet, le Special Administrator Mushtaq Oosman indique que dans la conjoncture, il peut assurer la gestion de l’hôpital BAI de par sa connaissance du système. Il n’a pas voulu faire d’autres commentaires sur cette question. Dans l’immédiat, l’objectif est de réaliser des économies sur les coûts d’opération pour éviter un breakdown complet des opérations à la clinique, un service essentiel.